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  • La Russie veut une doctrine de sécurité alimentaire globale

    La Russie proposera aux pays du G20 de mettre en place une doctrine de sécurité alimentaire globale, a déclaré samedi à Sotchi le vice-ministre russe de l’Agriculture Ilya Chestakov.

    « Notre ministère envisage de proposer à nos collègues d’élaborer une doctrine commune de sécurité alimentaire globale », a fait savoir M. Chestakov.

    Selon lui, la Russie compte présenter cette initiative dans le cadre du premier Forum de réaction rapide (FRR) des pays membres du G20 prévu en octobre prochain et destiné à coordonner la réponse internationale aux menaces de crise alimentaire. L’idée de convoquer un tel forum a été avancée en 2011 par le sommet du G20 à Cannes.

    Toujours d’après le vice-ministre russe, la doctrine en question devrait établir les priorités, refléter les risques et définir les mécanismes de réaction, comme par exemple la mise en place d’une réserve internationale de céréales.

    Source

  • Les patrons recommandent 2 actions prioritaires de sécurité alimentaire aux chefs d’Etats du G20

    Depuis le Sommet du G20 de Toronto en juin 2010, les présidents de organisations patronales et une centaine de patrons de grandes sociétés multinationales se réunissent sous forme de forum dit B20 (Business 20 Summit) pour faire des recommandations aux chefs d’Etats.

    B20, Business 20, mexico
    C’est ainsi que depuis plusieurs mois, environ 120 grands patrons ont planché au sein de 8 task forces thématiques. Ils ont débattu à Los Cabos des recommendations détaillées sur les thèmes proposés par l’équipe organisatrice. Ils en ont ensuite discuté au mois d’avril à Puerto Vallarta avec le President Felipe Calderón, Président du Mexique et du G20.

    A la différence des précédents, ce B20 a présenté ses recommandations comme étant des priorités avec dans l’ordre sur le site dédié :

    - Food security

    - Green growth

    - Employment

    - Improving transparency

    - Trade & Investment

    - ICT & Innovation

    - Financing for growth & development

    - Advocacy & impact


    La task force “Food security”, co-présidée par Daniel Servitje, PDG du groupe mexicain Bimbo et par Paul Polman, PDG d’Unilever, ont recommandé 2 objectifs prioritaires :


    I. accroître considérablement l'investissement public - et du secteur privé pour augmenter de 50% la production agricole et la productivité d'ici 2030.

    La réussite étant mesurée par la part accrue des investissements publics dans la valeur de la production agricole, les moyens à mettre en œuvre seraient assumés tant par le secteur privé que par le secteur public :


    • Le secteur privé devrait augmenter les investissements dans l'agriculture pour aider à atteindre le double objectif d’accroissement de 50% de la production et de la productivité d'ici 2030 et d’amélioration des moyens de subsistance des petits exploitants agricoles.

    • Les secteurs représenté dans la task force devraient investir entre 10 et 15 milliards US$, élargir le marché et y faciliter l’entrée pour 3 à 5 millions de petits exploitants ainsi qu’améliorer la productivité et le revenu de 2 à 3 millions d’agricultrices.

    • Les investissements devraient assurer une utilisation durable des ressources, y compris des intrants, de l'agriculture

     

    • Les gouvernements doivent créer un environnement favorable à l'investissement privé en créant des incitations et des politiques publiques efficaces en investissant dans les services et les infrastructures essentielles.

    • Les gouvernements devraient augmenter leurs investissements dans l'agriculture pour aider à développer la production et la productivité de 50 % d'ici 2030 et d'améliorer les moyens de subsistance des petits exploitants agricoles. Des mesures servant de catalyseur pour inciter à développer l'investissement durable du secteur privé dans l'agriculture et la chaîne alimentaire. Programmes publics devraient être conçus pour la formation des agricultrices.

    • Les investissements gouvernementaux devraient adopter une approche intégrée pour renforcer les chaînes de valeur globale par l'amélioration de l'infrastructure, pour stimuler la productivité et réduire les déchets.

    • Les incitations politiques, y compris les subventions, devraient encourager l'utilisation durable des ressources.

    • Les gouvernements devraient promouvoir les services financiers dans les zones rurales et un éventail diversifié des fournisseurs, y compris les organisations d'agriculteurs, institutions de microfinance et les banques commerciales.

     

    II. renforcer les programmes de sécurité alimentaire nationale, appuyés par des partenariats public-privé.

    La réalisation d'un grand nombre d’actions dépend de la mise en œuvre de solides programmes nationaux  agricoles et de sécurité alimentaire, appuyée par des partenariats public-privé au niveau national. Ces partenariats sont actuellement expérimentés dans 11 pays, conformément aux dispositions de l'initiative de la « Nouvelle Vision pour l'Agriculture » du Forum économique mondial. Le succès sera mesuré par le nombre accru de pays impliqués, en particulier en Afrique.

    • Les gouvernements peuvent permettre de tels partenariats grâce à un leadership fort des chefs d'État pour une collaboration public/privé en s'assurant que toutes les parties prenantes, y compris les agriculteurs, sont pleinement engagés.

    • Les organismes donateurs et organisations internationales jouent également un rôle important comme catalyseur financier catalytique et par la diffusion entre les régions des meilleures pratiques.

    • Le secteur privé peut approfondir son engagement dans des initiatives de collaboration et partager les leçons des efforts déjà en cours.

     

    Le PDG de Nestlé Paul Bulcke a tenu à se joindre publiquement à l'appel pour accélérer la sécurité alimentaire dans le monde 

  • 9 milliards d’hommes, un défi pour demain et pour chacun de nous

     

    Les présidents de l’INRA et du CIRAD abordent ensemble l’un des deux enjeux majeurs avec l’énergie que le monde doit résoudre dans les 40 prochaines années. Cet horizon est proche puisque tous les étudiants actuels seront encore en âge d’être considérés comme actifs !

     

    Marion Guillou, Présidente de l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), et Gérard Matheron, Président du Centre de coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD viennent en effet de publier un ouvrage commun :
    « 9 milliards d’hommes à nourrir, un défi pour demain » édité par F. Bourin.

     

    Nous serons plus de 7 milliards d’êtres humains vivant sur terre avant la fin de cette année et il faudra nourrir 2 milliards d’habitants de plus en 2050. La grande majorité des agronomes estiment que c’est possible. Mais, pour éviter un véritable cataclysme humanitaire avec des dizaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants confrontés à la faim, les dirigeants des deux principaux instituts de recherche agronomique français estiment qu’il est indispensable de changer nos habitudes de production et de consommation. 

     

    Le G20 a inscrit la gestion des prix agricoles à son ordre du jour. Cependant les décisions politiques pour redonner à l’agriculture l’importance nécessaire ne suffiront pas. Les Occidentaux constituent un modèle pour de nombreux pays en développement. S’ils copient notre mode de consommation et nos gaspillages individuels et collectifs, les hordes de la faim se formeront inéluctablement et déstabiliseront toutes les institutions.

     

    On peut se réjouir de l’avancée de la démocratie avec le « printemps arabe ». Mais celui-ci ne se serait certainement pas développé de la même manière s’il n’y avait pas eu auparavant la flambée des prix des produits alimentaires de base en 2008 et 2010. Les responsables politiques qui ne l’ont pas compris assez tôt ont été les premières victimes, comme les nobles français qui n’avaient pas compris les conséquences de la disette et de la flambée du prix du pain après le terrible hiver de 1788-89… 

     

    On estime que les pertes de produits agricoles et les gaspillages de produits alimentaires représentent 1/3 de la production. Il est donc théoriquement possible d’alimenter une population 30% plus nombreuse par la simple réduction de ces pertes et gaspillages. Surtout si, dans le même temps, on améliore encore les rendements. 

    Mais c’est oublier la dynamique de la demande. En effet si au fur et à mesure que leur pouvoir d’achat s’améliore – ce qui ne serait que justice - les Chinois, les Indiens, les Brésiliens, les Nigérians… consomment autant de viande et de poisson que les Européens, les Nord-Américains et les Japonais, la production agricole ne saura satisfaire la demande totale. La tension sur les prix sera inéluctable et les produits alimentaires deviendront inabordables pour les personnes à bas revenu. Il faut leur offrir un modèle moderne et durable.

    Les agronomes préconisent de développer en priorité la production agricole de proximité. Cette proposition a le double avantage d’être globalement plus respectueuse de l’environnement en diminuant l’impact des transports et d’élever le revenu des producteurs. C’est oublier les pauvres qui habitent en ville et qui, sans revenu, sont les premiers à manifester leur inquiétude pour survivre. Or, les 2 milliards d’habitants supplémentaires vivront pour l’essentiel dans les agglomérations urbaines, en particulier en Inde et en Afrique. Lors des flambées des prix alimentaires, ils forment un terreau privilégié pour nourrir les tentations terroristes et toutes les aventures politiques.

     

    Il ne s’agit pas que nous nous transformions en végétariens puisque nous sommes naturellement omnivores. Mais nous devons rapidement changer notre comportement. S’il y a autant d’obèses et de personnes en surpoids dans le monde qu’il y a de personnes qui souffrent de la faim et de sous-nutrition, c’est qu’il y a un problème évident. 

     

    Il est toujours difficile de changer ses habitudes. Les responsables politiques et les chefs d’entreprises doivent avoir le courage de promouvoir ce changement. Notre tranquillité et notre sécurité en dépendent, sinon même tout simplement notre santé. Au lieu de faire des régimes qui sont plus déstabilisants qu’autre chose, cessons de grignoter, mangeons de tout un peu à un rythme régulier et bougeons au moins une demi-heure chaque jour. Ce sera bénéfique pour tous !

     

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