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  • Le Costa Rica, leader pour la sécurité alimentaire et le développement humain selon Carolam

    costa rica,securité alimentaire,développement durable,développement humain,espérance de vie,satisfaction,empreinte sur l'eau,eau potable,consommation,huiles,graisses,sucre,distribution,pays africains,michael carolanMichael Carolan de l’Université du Colorado (USA) propose de repenser l’analyse de la sécurité alimentaire et celle du développement humain durable en les liant dans un nouvel index composé de 5 macro-indicateurs nationaux :

    l’espérance de vie à la naissance comme indicateur de bien-être individuel et collectif ;

    le degré de satisfaction de vie comme indicateur de bien-être individuel et collectif ;

    % d’utilisation d’eau dans le disponible par personne d’eau potable renouvelable comme indicateur écologique durable et d’indépendance alimentaire ;

    la consommation journalière par personne d’huiles, graisses et sucres comme indicateur de bien-être individuel et collectif , durabilité environnementale et diète nutritionnellle équilibrée 

    la concentration de la distribution commeindicateur de concentration de la chaîne alimentaire 

     
    Ce classement aboutit à une géographie différente de l’habituelle dichotomie Nord-Sud. 
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    En effet, avec un score de 77,7 le premier des 126 pays classés n’est autre que le Costa Rica où les nouveaux nés ont une espérance de vie de 78,5 ans. Les costaricains expriment le meilleur taux de satisfaction (85%), n’utilisent que 4,9% des disponibilités renouvelables d’eau potable et ne consomment chaque jour que 923 calories sous forme d’huiles, graisses et sucres. Par ailleurs, les 5 premiers distributeurs d’alimentaires ne contrôlent que 20% du marché national.

    Le Costa Rica précède l’Islande suivie par la Finlande, l’Irlande, la Norvège, Panama, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Slovénie, la Suède, l’Argentine, la Colombie, la Guatemala, le Nicaragua, le Brésil, le Canada, le Chili, le Paraguay, la Malaisie et le Honduras. Le Mexique se classe 28e et l’Indonésie 31e devant le Japon au 33e rang, le Royaume Uni 36e, la France au 41e rang juste devant la Grèce, la Chine 52e, les USA 55e juste devant l’Italie, l’Espagne 62e, l’Inde 75e et l’Allemagne seulement au 82e rang !

    Sans surprise cependant, on compte 12 pays africains parmi les 14 derniers du classement.

    Il faut par ailleurs noter que M. Carolan a oublié le Danemark, pays pourtant classé 1er par d’autres chercheurs comme Adrian White de l'Université de Leicester (UK)

     

  • Mardi Gras clôt la saison des carnavals, celle du partage peut commencer...

    Le carnaval de Venise est probablement le plus ancien au monde et se termine aujourd'hui. Cette fête traditionnelle italienne est apparue au Xe siècle (le carnevalo est cité dans une charte du doge Vital Faliero de Doni en 1094) et a été «codifiée» durant la Renaissance. Il se déroule tous les ans vers la fin du mois de février ou le début du mois de mars, au cours des douze jours qui précédent le Mardi Gras.

    Le mot français «carnaval» vient en effet de l'italien, plus précisément du latin formé de carne qui signifie, «chair» et levare «ôter». Pour les chrétiens, le carnaval marque en effet traditionnellement la dernière occasion de consommer des aliments gras et autres aliments riches avant le début du Carême et, ce, jusqu’à Pâques. Durant cette période de 40 jours (par référence au séjour de Jésus au désert et en excluant les dimanches), aucune fête ne doit avoir lieu; les pratiquants doivent s'abstenir de manger des aliments «riches», tels que la viande, les graisses et le sucre, pour donner la primauté à l’Esprit sur les plaisirs terrestres. 

    Anticipant sur cette perspective de restriction, les habitants des villes d’Europe occidentale prirent l’habitude au Moyen Âge de faire bombance les jours précédents, les lundi et mardi «Gras». Cette fête reprenait dans le même temps celle de l’Antiquité grecque célébrée pour faire revenir le printemps et la nouvelle année : le dieu de la mer Dionysos arrivait sur son char naval «carrus navalis» alors que les hommes se paraient de peaux de bête, ce qui explique les nombreux costumes d'animaux, de plantes, de fruits, de légumes et autres en rapport avec la nature encore présents aujourd’hui.

    La tenue masquée permettait aux nobles, sous des vêtements d'emprunt, de fraterniser avec tout le peuple. Inspirée de la Commedia dell'arte, la tenue d’Arlequin était d’ailleurs constituée au XVIe siècle d’un simple habit rapiécé pour figurer les haillons d'un mendiant. De nombreuses villes ont suivi l’exemple de Venise, les autres carnavals les plus réputés au monde étant le carnaval espagnol de Santa Cruz de Tenerife et le carnaval brésilien de Rio de Janeiro. 

    Si les 40 jours qui précèdent la fête de Pâques sont pour les chrétiens des jours de jeûne, d’abstinence, ils ne sont pas pour autant de simples exercices d’ascèse afin de mieux maîtriser les désirs corporels. C’est simultanément un temps privilégié de partage. Les chrétiens sont alors invités à faire don aux plus pauvres des économies ainsi faites avec leurs privations volontaires.

    J’en viens ici à rêver que cette saison du partage soit une véritable période de découverte par tous, chrétiens et non chrétiens, que plus on donne, plus on reçoit. On pense généralement à ce propos aux gestes d’amitié et d’amour, à la multiplication exponentielle des relations amicales virtuelles ... Mais, on peut étendre ce processus à celui de la solidarité.

    La pression faite sur l’offre de ressources alimentaires par la demande des consommateurs à fort pouvoir d’achat nourrit la hausse des prix des produits agricoles au détriment des nombreux habitants des villes des pays du Sud aux très faibles ressources. Outre la moindre tension sur les prix, chacun pourrait constater qu’une certaine réduction de notre consommation en respectant la diversité de nos besoins nutritionnels a un impact très positif sur la santé avec la réduction du surpoids, la baisse des risques cardiovasculaires, etc.

    Pourquoi ne pas se convertir à un régime alimentaire plus frugal et repousser les «maxi» tentations qui nous sollicitent? Les bénéficiaires de notre conversion seraient beaucoup plus nombreux qu’on ne le pense : en premier lieu notre porte-monnaie, mais aussi notre santé, les Caisses d’Assurance Maladie, les gens aux revenus les plus faibles et, j’en suis certain, la nature de nos relations aux autres devenues plus conviviales.

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