Avertir le modérateur

industrie

  • L’agroalimentaire, une activité industrielle qui résiste à la crise

    FoodDrinkEurope, agroalimentaireLe rapport sur la compétitivité publié en décembre par Food & Drink Europe, la fédération européenne des industries alimentaires, souligne que ce secteur industriel résiste globalement aux effets de la crise économique.

    Toujours au premier rang des secteurs industriels avec un chiffre d’affaires de 956 milliards d’euros en 2011 et une production en croissance de 2.2%, les 274.000 entreprises européennes emploient 4.100.000 salariés dans le secteur. Néanmoins, dans le même temps, le volume de la production de l’industrie américaine a cru de 2,6% .

    Si la productivité des ouvriers européens a progressé de 4% entre 2009 et 2010, celle des brésiliens a cru de 30% et celle des mexicains de 12%. Ceci explique probablement pourquoi la part des exportations européennes, qui se sont élevées à 76,2 milliards d’euros, s’est réduite en 2011 de 0,4% à 17,4% dans les échanges mondiaux.

    Pour maintenir sa place face à ses concurrents, l’Europe doit élaborer et développer une stratégie industrielle ambitieuse, en particulier en faveur des PME innovantes.

    Source : FDE’s 2012Report

  • La FNSEA découvre qu’en politique l’avenir des agriculteurs est lié à celui du secteur agroalimentaire.

    Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, a immédiatement interprété l’information donnée par François Hollande au lendemain de son élection : le prochain gouvernement sera « ramassé », avec un nombre réduit de ministères, c’est-à-dire avec le risque qu’il n’y ait plus de ministère de l’agriculture. C’était la configuration du gouvernement mis en place en 2008 par le socialiste espagnol Zapatero qui avait intégré l’agriculture dans le portefeuille du ministre de l’environnemen

    Pour préserver les spécificités socio-économiques du secteur agricole, une seule solution défendue hier par le président de la FNSEA : "élargir les compétences du ministère de l’agriculture à l’ensemble de l’agroalimentaire". Mais n’est-ce pas trop tard ? D’autant que le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire avait déjà le secteur agroalimentaire dans ses compétences… A une différence de taille près : une sensibilité traditionnelle prioritaire aux revendications des agriculteurs. D’où la tentation récurrente des industriels de l’agroalimentaire depuis plusieurs décennies de souhaiter avoir le ministre de l’industrie comme interlocuteur. Cette tentation n’a fait que croitre avec la mondialisation de l’économie et l’internationalisation des entreprises du secteur. Nous saurons la semaine prochaine quel choix aura fait le chef de gouvernement nommé par François Hollande.

    Le changement à la tête de l’Etat français, outre une transition exemplaire pour les démocrates, aura au moins une conséquence politique : le rééquilibrage des rapports entre les organisations agricoles et les représentants des entreprises agroalimentaires. Ils devront réfléchir ensemble à une stratégie de relance durable de la croissance des filières françaises dans un monde où près d’un milliard d’êtres humains sont confrontés à l’insécurité alimentaire pendant qu’un autre milliard souffrent de surpoids, où le coût de l’énergie continuera à croître, où les multiples tensions sociopolitiques régionales peuvent inquiéter les investisseurs.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu