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  • Les algues, une source de protéines alimentaires en rapide développement

    algues alimentaires,algoculture8,5 millions de tonnes d'algues alimentaires ont été produites en 2010 dans le monde, un chiffre en progression constante. Il faut y ajouter  la récolte d’environ 1 million de tonnes d'algues sauvages.

    Il existe quelque 25 000 espèces d'algues connues sur la planète. Parmi les milliers d’espèces de macroalgues marines connues, classées selon leur couleur verte, rouge ou brune, quelques dizaines seulement sont utilisées.

     

    L’algoculture des algues brunes concerne essentiellement deux espèces: Laminaria japonica (Kombu) et Undaria pinnatifida (Wakame).

    La production des algues brunes est passée de 5,6 millions de tonnes en 2003 à 6,7 Mt en 2010, essentiellement par la Chine (84%), la Corée du Nord et du Sud et le Japon. La Chine est le principal producteur avec 84 % de la production.

    Les espèces d’algues rouges cultivées (principalement Euchema, Porphyra et Gracilaria) et les zones de production sont plus variées (Indonésie 45%, Chine 25%, Philippines 20%,Japon 4%, Corée du Sud 3%, Malaisie 2%, Zanzibar, Vietnam et Chili 1%. La production explose littéralement, passant de 2,8 à 9 millions de tonnes entre 2003 et 2010.

    La culture des algues vertes, ou laitues de mer, reste limitée à 22 000 tonnes.
    La production d’algues bleues est significative depuis le début du 21ème siècle avec un volume proche de 100 000 tonnes.

    Les autres végétaux aquatiques représentent plus de 3 millions de tonnes.

    En France, les producteurs et récoltants bretons produisent plus de 70.000 tonnes d’algues (Dulse, Nori, Laitue de mer, Haricot de mer, Wakamé, Kombu, Fucus et Chondrus crispus).

    Les micro-algues font l’objet de nombreux travaux de R&D. Parmi elles,

    -         la spiruline, procaryote de la famille des la famille des Cyanobactéries, est appréciée pour sa richesse en fer, en vitamine B12 et en bêta-carotène ainsi que pour son pigment protéique, la phycocyanine, identifié comme stimulant des cellules souches de la moelle osseuse

    -         la chlorella, eucaryote très riche en protéines (50%) avec la plupart des vitamines importantes pour l'homme, dont les vitamines B1 B6 B12

    -         la Klamath, micro-algue bleue-verte déjà cultivée par les amérindiens dans le lac du même nom en Oregon

    Très peu caloriques, les algues ont une richesse intéressante en protéines avec 25% du poids sec de nombreux laminaires..

     

    La majorité, soit 75% de la production sont des algues consommées directement comme "légumes".

     

    25 % des algues alimentaires sont destiné à l’industrie agroalimentaire qui utilise les substances gélifiantes extraites des algues pour fabriquer des desserts industriels ou des plats préparés.

     

    On estime que les algues représentent 10% des rations alimentaires au Japon. C’est le pays où on consomme le plus d’algues.
    La consommation européenne ne représentant que 5% du total mondial.

     

    Considérées en Europe comme des nouveaux aliments ("Novel Foods"), la consommation de 24 algues (8 algues brunes, 11 algues rouges, 2 algues vertes et 3 microalgues) est autorisée en France depuis le 10 février 2014.

     

    Une raffinerie mobile pour extraire les ingrédients

     

    Considérées par les asiatiques comme des « légumes de la mer », les algues sont  composées de 70 % à 90 % d'eau. D’où l’idée de développer une raffinerie mobile pouvant être installée près des zones de collecte.

     

    Valorie,algues,raffinerieUne installation pilote a été inaugurée à Lelystad en septembre 2014 par VALORIE (Versatile ALgae On-site Raw Ingredient Extractor), fruit d’un partenariat entre TNO (Netherlands Organisation for Applied Scientic Research), de l'entreprise Algae Food & Fuel et de l'université de Wageningen.

    Sources : Ifremer,  FAO, Valorie

  • Pour une production durable et une valorisation raisonnée de l'huile de palme

    Le Salon International de l'Alimentation (SIAL) de Paris a organisé un débat télévisé sur le thème "Supprimer les ingrédients controversés - A quel prix ?" Lors de ce débat retransmis sur YouTube , j'ai volontairement mis l'accent sur le cas de l'huile de palme que certaines entreprises industrielle et de distribution écartent systématiquement dans le seul souci de se différencier de leurs concurrents.

    L'huile de palme est devenue la principale huile produite dans le monde. Ce produit est ambivalent avec des aspects positifs et d'autres négatifs :

    - le palmier à huile est l'une des plantes qui transforme le mieux l'énergie solaire en énergie nutritive. Il produit 10 fois plus d'huile à l'hectare que le soja et, plus encore que le colza ou le tournesol. Les variétés les plus performantes permettent de produire jusqu'à 11 tonnes d'huile par hectare !

    - malgré les contraintes de production, son huile est la moins coûteuse à produire et est attrayante également pour un usage comme biocarburant

    - l'huile de palme est la principale huile consommée depuis des millénaires en Afrique équatoriale d'où elle est originaire, mais aujourd'hui surtout en Inde et en Chine

    - l'huile de palme supporte les hautes températures pour la friture 

    - sa production n'impose pas l'emploi de pesticides

    - sa production n'est pas mécanisable du fait qu'un palmier adulte mesure 15 mètres de haut. Ceci explique pourquoi la production d'huile de palme fait vivre 10% de la population de Côte d'Ivoire, emploie 5 millions d'indonésiens et autant de malais, réduisnat d'autant l'exode rural dans ces pays.

    - l'investissement agricole s'inscrit dans la durée car le palmier est très productif pendant 25 ans 

    - par contre, son développement très rapide depuis un demi-siècle constitue une menace pour la forêt vierge tropicale humide et la biodiversité de cette forêt

    - l'huile de palme contient pour moitié des acides gras saturés qui peuvent accroitre les risques pour les personnes susceptibles d'être sujettes aux maladies cario-vasculaires 

    huile de palme, RSPO, collecte


    A l'issue de ce débat télévisé visible sur YouTube, j'ai proposé une démarche opérationnelle qui permettrait de développer et de valoriser durablement cet ingrédient alimentaire indispensable pour la sécurité alimentaire mondiale face à l'augmentation prévisible de la population:

    - n'autoriser les plantations de palmiers à huile qu'en dehors des zones de forêt vierge primaire et avec un programme de renouvellement raisonné des plantations

    - s'assurer que dans les plantations, les moulins et les raffineries les personnes travaillent dans des conditions décentes et correctement rémunérées

    - promouvoir, avec les travaux de recherche technico-économiques préalables indispensables, un fractionnement en masse par des procédés physiques (cristalisation par le froid en jouant sur les différentes températures de solidification) pour orienter les acides gras saturés vers une valorisation sous forme de biocarburant et les acides gras insaturés avec ses vitamines liposlubles vers les huiles alimentaires qui ne présenteraient plus alors de risques pour la santé

    - promouvoir le label de certification RSPO de responsabilité sociale et environnementale avec la traçabilité tout le long de la filière jusqu'au produit élaboré

  • Une lycéenne découvre les propriétés anti-oxydantes de nanoparticules du bois

    Janelle Tam Pour le concours scientifique BioGENEius Challenge organisé par Sanofi, Janelle Tam, une jeune de 16 ans originaire de Singapour et lycéenne en Ontario, a été primée par le jury canadien pour la mise au point d’un nouvel ingrédient antioxydant.

    Elaboré à base de la nano-cellulose cristalline du bois (NCC) et de nanoparticules de carbone, des fullerènes, cet ingrédient antioxydant est plus puissant que les vitamines C ou E pour piéger les radicaux libres. 

    Cette propriété fonctionnelle a immédiatement retenu l’attention des fabricants de cosmétiques qui recherchent tous les ingrédients susceptibles de ralentir le vieillissement de la peau. Qui plus est, extrait d’une matière première on ne peut plus naturelle –le bois-, cet ingrédient composite a un atout supplémentaire : il est plus stable et agit de manière durable.

    La trouvaille de Janelle Tam sera confrontée le 12 juin à celles des lycéens américains et australiens à Boston, lors de la Biotechnology Industry Organization’s (BIO) Annual International Convention.

    Les cosmétologues ont un avantage sur les responsables R&D de l’agroalimentaire : ils peuvent tester leurs produits sur la peau de volontaires. Si l’innocuité de cet ingrédient composite et son efficacité sont démontrées, il restera à construire un argumentaire crédible auprès des instances sanitaires pour le faire agréer comme additif alimentaire "novel-food" et auprès des consommateurs pour le faire admettre comme ingrédient alimentaire. Il conviendra également d’analyser l’impact potentiel sur l’environnement de ce nano-ingrédient issu de la nature

    M.F.

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