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innovation

  • 2015 sera l’année de naissance viable des produits alimentaires imprimés en 3D

    L’impression 3D s’avère un accélérateur d’innovation en agroalimentaire en intégrant le facteur « design » dans la conception des nouveaux produits. De nombreuses équipes de R&D s’investissent dans cette voie de croissance et, pour sa 3e édition, l’alimentation a été l’un des thèmes phares du 3D Printshow au Carrousel du Louvre à Paris.

    La 3D, outil de prototypage pour le biscuitier Poult

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    Laurent Noël, ingénieur R&D du biscuitier toulousain Poult acquis cette année par le fonds Qualium et spécialiste de la marque de distributeur (MDD) et de la sous-traitance pour les grandes marques, démarche déjà ses clients avec une imprimante 3D de MakerBot et son programme Melt-in-lab. Objectif : passer d’un mois d’attente à quelques heures pour créer un prototype.

    A l’issue d’une séance de brainstorming, le client a en quelques minutes mains un modèle en trois dimensions de son futur biscuit. Il est même possible de proposer les contenants, comme des barquettes ou des emballages. L’optimal serait que l’imprimante puisse réaliser des biscuits comestibles. Une telle machine n’existe pas encore, mais un prototype avec du chocolat a déjà été mis au point aux États-Unis. De là à imaginer qu’une future imprimante 3D de biscuits pourrait être connectée au site d’un industriel pour lancer directement la production...

    Les projets se multiplient

    Gabriel Villar, créateur de Dovetailed a présenté à la conférence Tech Food Hack une machine qui imprime des fruits en 3D en utilisant la sphérification, procédé déjà utilisé en cuisine moléculaire. Le procédé combine des gouttelettes liquides avec différents parfums dans les formes souhaitées inspirées du réel ou purement imaginaires.

    La start-up américaine Modern Meadow s’est lancée dans la mise au point d’une imprimante 3D capable d’imprimer des produits carnés à partir de cellules souches animales mises en culture avant d’être mises dans une cartouche d’impression. Une fois imprimées elles s’agrègeraient pour former un tissu biologique similaire à de la matière carnée naturelle.

    imprimante 3d culinaire,produits alimentaires,chocolat,innovation,smoothfoods,biozoonL’allemand Biozoon, fabricant depuis 2010 de « smoothfoods », aliments destinés aux seniors qui ont des problèmes de martication et de déglutition, a reçu une aide européenne de 2,9 millions d’euros dans le cadre du programme "Performance" pour un projet devant aboutir en 2015 avec 10 partenaires. Les aliments devraient ressembler aux produits d'origine.

    Le projet Barilla

    imprimante 3D culinaire,pâtes alimentaires,innovation,Tech Food Hack,,sphérification,BarillaLa nouvelle est tombée le 1er janvier 2014 : Barilla, leader international des pâtes alimentaires, travaille avec l’entreprise néerlandaise TNO Eindhoven pour développer des imprimantes 3D pouvant imprimer des pâtes aux formes souhaitées.

    Des restaurants d’Eindhoven sont déjà équipés d’imprimantes 3D culinaires expérimentales mais, pour Barilla, l’objectif est plus ambitieux : mettre au point une imprimante capable d’imprimer une vingtaine de pièces en 2mn.

    Le dirigeant de TNO Eindhoven juge le pari réalisable arguant qu’en 2 ans, les imprimantes 3D culinaires développées ont déjà diminuées par dix le temps d’impression nécessaire. L’objectif est d’offrir au consommateur l’opportunité de faire imprimer des pâtes personnalisées. Barilla espère développer un modèle commercial reposant principalement sur la vente des cartouches de consommables.

    De nouveaux constructeurs de robots-cuisine pour le grand public

    3D Printshow 2014 a réuni plusieurs exposants d’imprimantes de produits chocolatés personnalisés pour mariages et anniversaires tels que ChocEdge qui vend aux pâtissiers-confiseurs son imprimante 2888 £ et Robots in Gastronomy.

    imprimante 3d culinaire,produits alimentaires,chocolat,sucre,innovation,3d systems,chefjetAprès avoir racheté Sugar Lab, le groupe américain 3D Systems a fait sensation au CES 2014 à Las Vegas en présentant son imprimante à aliments. Il s’apprête à commercialiser auprès du grand public deux imprimantes 3D alimentaires regroupées sous l’appellation : ChefJet. Cette gamme d’imprimantes pourrait imprimer du chocolat, du sucre mais aussi de la vanille, de la menthe, des cerises ou de la pastèque. En réalité, elles traiteront probablement des sucres aromatisés. Les premiers clients seront les « geeks » : il faudra compter 5.000 $ pour la Chefjet et son impression unicolor et 10.000 $ pour la version Pro capable d’imprimer plusieurs couleurs. Les consommables seront distribués par 3D Systems selon le modèle commercial de ses imprimantes 2D.

    Plus abordable, la Chocabyte ne coûte que 99 dollars et les cartouches ne coûtent que 10 dollars les 4 ! Il faut les chauffer avant de les utiliser et compter 10 minutes seulement pour une impression pouvant faire jusqu’à 2,5 x 2,5 x 5 centimètres.

    La NASA a misé 125.000 $ sur le projet d'Anjan Contractor, l'ingénieur et directeur de Systems & Materials Research Corporation pour créer une imprimante capable de faire une pizza.

    Dans le même esprit, un groupe d’ingénieurs de l’Imperial College de Londres a mis au point la F3D qui permet d’imprimer et de cuire la pizza. Son coût de fabrication est encore d’environ 1.500 €. Les extruders utilisés ne peuvent travailler que des pâtes alimentaires et les essais pour imprimer des « pâtes de viande » ne sont pas encore concluants. A suivre…

    De leur côté, deux start-up européennes cherchent des soutiens financiers sur la plateforme Kickstarter.

    La start-up barcelonaise Natural Machines a présenté en mars son imprimante Fondini capable de créer des cheeseburgers (le pain et le fromage), des gnocchis, des raviolis, du chocolat… un peu n’importe quoi d’alimentaire tant que c’est mou et spongieux ; en fait plutôt des desserts et des plats comprenant de la farce ou du fromage comme les raviolis.

    La start-up londonienne 3DVentures voudrait lancer Candy, une imprimante conçue pour élaborer des décors sucrés de gâteaux et assiettes gourmandes.

     

  • La Commission européenne lance le programme de recherche « Horizon 2020 »

    La Commission européenne a lancé mercredi le programme « Horizon 2020 », doté d'un budget de 15 milliards d'euros pour les deux premières années, en présentant les premiers appels à projets retenus. Sur les 7 ans de sa durée, le programme de recherche et d'innovation de l'Union européenne est doté d'un budget de 80 milliards d'euros.

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    Les appels au titre du seul budget de 2014 représentent un financement de 7,8 milliards d'euros, axé sur les trois piliers essentiels du programme Horizon 2020 que sont l'excellence scientifique (près de 3 milliards d'euros), la primauté industrielle (1,8 milliard d'euros pour soutenir des domaines tels que les nanotechnologies, la robotique, ou encore les biotechnologies...), et les enjeux de société.

     

    Sur ce dernier pilier, 2,8 milliards d'euros sont alloués à des projets innovants portant sur les 7 enjeux de société définis dans le programme Horizon 2020 : la santé et la sécurité alimentaire, une agriculture et une exploitation forestière durables, les activités maritimes et la bio-économie, l'énergie, les transports, l'action pour le climat, l'environnement, ou encore l'utilisation rationnelle des ressources et des matières premières.
     

    « De nouvelles règles » établissent le « libre accès » comme « une des exigences du programme Horizon 2020, afin que les résultats des projets publiés soient librement accessibles à tous », souligne la Commission.

     

    La sécurité alimentaire durable à l'Horizon 2020

     

    138 millions d'euros seront alloués en 2014 aux recherches dans le domaine de la sécurité alimentaire. Elle représente un « défi majeur pour notre société » qui relève « également (d'une) importance économique cruciale » en rapport avec les niveaux des exportations agricoles en 2011 (environ 7 % de la valeur totale des exportations de l'UE) et en termes d'emploi (17 millions de personnes travaillaient dans l'agroalimentaire en Europe en 2011). L'objectif est de « développer des systèmes de production alimentaire aquatiques et terrestres compétitifs et économes en ressources et technologies, pour une chaîne alimentaire durable », ainsi que de faire la promotion d'une alimentation saine. Les recherches pourront aussi appréhender les facteurs mondiaux pour la sécurité alimentaire.

    La Commission attend en retour de ces efforts de recherche un gain de 20 % de l'utilisation efficace des ressources, gagner en productivité dans la production primaire, et faire progresser la politique de sécurité alimentaire « à la lumière de nouvelles preuves scientifiques ». Elle espère aussi « réduire les problèmes de santé dus à une mauvaise nutrition », comme la surcharge pondérale et l'obésité.

    Une partie des 138 millions d'euros ciblera la lutte contre les ravageurs indigènes et exotiques des cultures.
     

    Source : La France Agricole

    Pour en savoir plus ( en anglais), cliquer sur « Horizon 2020 - first calls »

  • A l’initiative de l’Algérie, le groupe des « 5+5 » recommandent la création d’un observatoire de la sécurité alimentaire

    5+5, pays méditerranéens,sécurité alimentaireLe groupe des 5+5 (l’Algérie, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie et le Maroc pour la rive sud de la Méditerranée, et l’Espagne, la France, Malte, le Portugal et l’Italie pour la rive nord), créé en 1990 et réuni le 27 novembre 2013 à Alger, a recommandé à l’unanimité la création d’un observatoire de la sécurité alimentaire comme cadre d’échange et de partage d’expérience agricoles.

    Un groupe ad hoc composé d’un représentant du ministère de l’Agriculture de chaque pays sera créé dans l’objectif d’élaborer des diagnostics nationaux et régionaux sur la sécurité alimentaire. Un délai de trois mois a été accordé à ce groupe de travail pour finaliser ces deux missions.

    Par ailleurs, les dix pays ont préconisé d’instaurer un environnement des affaires favorable au développement du partenariat dans le domaine agricole et de la sécurité alimentaire, notamment sur le plan juridique et la définition de cadres d’investissements appropriés.

    A ce titre, le groupe a mis l’accent sur la nécessité de créer une bourse d’informations sur les opportunités de partenariat dans les dix pays avec comme outil l’élaboration d’une cartographie des créneaux d’investissements en vue de développer une agriculture durable.

    Il est question, selon les experts des pays du dialogue 5+5 réunis la veille en séminaire, d’encourager notamment des partenariats favorisant le transfert des technologies, l’innovation et le développement de la recherche.

    Source : APS-Algérie Presse Service

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