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malnutrition

  • Le pape François fustige le gaspillage de nourriture

    pape François,ecologie humaine,environnement,gaspillage,déchetsInspiré le 5 juin par la «Journée mondiale de l’environnement», le pape François a fustigé vigiureusement la « culture du déchet » qui « contamine tout le monde » et où « la vie humaine, la personne, n’est plus perçue comme une valeur primordiale à respecter et à protéger ».  

    Pour une écologie humaine

    Il a commencé par se référer aux premières pages de la Bible qui, pourtant, sont critiquées par certains protecteurs de la nature. Il y relève l’affirmation que Dieu a mis l’homme et la femme sur la terre pour qu’ils la cultivent et la gardent… Il s’interroge : « Que veut dire cultiver et garder la terre ? Est-ce que nous cultivons et gardons vraiment le créé ? Ou est-ce que nous l’exploitons et le négligeons ? Le verbe « cultiver » évoque pour moi le soin de l’agriculteur pour sa terre, afin qu’elle porte du fruit et que celui-ci soit partagé… Or, au contraire, nous sommes souvent guidés par l’orgueil de la domination, de la possession, de la manipulation, de l’exploitation ; nous ne la « gardons » pas, nous ne la « respectons » pas, nous ne la considérons pas comme un don gratuit dont il faut prendre soin. Nous sommes en train de perdre l’attitude de l’étonnement, de la contemplation, de l’écoute de la création.

    Mais « cultiver et garder », cela ne concerne pas seulement les rapports entre nous et l’environnement, entre l’homme et le créé, cela concerne aussi les relations humaines. François rejoint les papes qui ont parlé d’écologie humaine, strictement liée à l’écologie de l’environnement.

    En danger, la personne humaine est traitée comme un déchet

    Pour François, «aujourd’hui, la personne humaine est en danger, voilà l’urgence de l’écologie humaine ! Et le danger est grave parce que la cause du problème n’est pas superficielle, elle est profonde : ce n’est pas seulement une question d’économie, mais c’est un problème éthique et anthropologique

    « Ce qui commande aujourd’hui, ce n’est pas l’homme, c’est l’argent… des hommes et des femmes sont sacrifiés aux idoles du profit et de la consommation : c’est la « culture du déchet...

    " Si, dans tant d’endroits dans le monde, il y a des enfants qui n’ont pas à manger, ce n’est pas une nouvelle, cela semble normal. Il ne peut pas en être ainsi !..  Que des personnes sans abri meurent de faim dans la rue, cela ne compte pas comme une nouvelle. En revanche, une chute de dix points à la bourse dans certaines villes est une tragédie. Quelqu’un qui meurt de faim, ce n’est pas une nouvelle, mais s’il y a une baisse de dix points à la bourse, c’est une tragédie ! Et c’est comme cela que les personnes sont éliminées, comme si elles étaient des déchets.

    "Cette « culture du déchet » tend à devenir la mentalité générale, qui contamine tout le monde. La vie humaine, la personne, n’est plus perçue comme une valeur primordiale à respecter et à protéger, surtout si elle est pauvre ou handicapée, si elle ne sert pas encore, comme le nouveau-né, ou si elle ne sert plus, comme la personne âgée.

    "Cette culture du déchet nous a rendus insensibles aussi au gaspillage et à la vue des déchets alimentaires, qui sont d’autant plus détestables que partout dans le monde, malheureusement, tant de personnes et de familles souffrent de faim et de malnutrition.

    Gaspiller de la nourriture, c’est la voler au pauvre

    "Autrefois, nos grands-parents étaient très attentifs à ne rien jeter de la nourriture qui restait. La société de consommation nous a poussés à nous habituer au superflu et au gaspillage quotidien de nourriture parce que parfois nous ne sommes plus capables de lui donner sa juste valeur, qui va bien au-delà des simples paramètres économiques. Mais rappelons-nous bien que lorsque nous jetons de la nourriture, c’est comme si nous l’avions volée à la table du pauvre, de celui qui a faim !

    "Je vous invite tous à réfléchir sur le problème de la nourriture perdue et gaspillée, pour déceler des chemins et des modes de vie qui, si nous affrontons sérieusement cette problématique, peuvent être des véhicules de solidarité et de partage avec ceux qui sont le plus dans le besoin…

    " lorsque la nourriture est partagée de manière équitable, dans un esprit de solidarité, personne n’est privé du nécessaire, chaque communauté peut aller au-devant des besoins des plus pauvres. Ecologie humaine et écologie environnementale marchent ensemble.

    " Je voudrais donc que nous prenions tous sérieusement l’engagement de respecter et de garder le créé, d’être attentifs à chaque personne, de nous opposer à la culture du gaspillage et du déchet, pour promouvoir une culture de la solidarité et de la rencontre.

    Je ne sais pas si le pape François a été entendu. Mais le lendemain, les medias ont annoncé qu’en France les dates limites de consommation de produits alimentaires vont être allongées. En effet, comment les industriels justifient-ils une durée de validité inférieure en métropole que dans les DOM sans que cela entraine un risque sanitaire accru ? Essentiellement des objectifs marketing… mais une tactique qui génère des gaspillages  tant au niveau de la distribution que chez le consommateur.

  • Les pays africains émergents se mobilisent pour lutter contre la faim en Afrique

    guinee equatoriale
    La Guinée équatoriale a inauguré le 22 février un fonds de solidarité pour la sécurité alimentaire en Afrique en y contribuant à hauteur de 30 millions de dollars. Ce fonds vise à mobiliser les ressources financières de l'Afrique pour lutter contre la faim dans la région.

    Ce premier don a été annoncé au cours d'une cérémonie en marge du troisième sommet Afrique-Amérique du Sud, à Malabo, en présence de M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

    Lors d'un entretien avec M. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Président de Guinée équatoriale, avant la signature de l'accord de don, M. Graziano da Silva a souligné combien cette contribution montre l'engagement du pays pour éradiquer la faim en Afrique.

    L'objectif de ce nouveau fonds fiduciaire consiste à réunir les ressources des économies les plus fortes d'Afrique pour les mettre au service de tout le continent et soutenir ainsi les initiatives nationales et régionales visant à éliminer la faim, l'insécurité alimentaire et la malnutrition.

    Pour commencer, il s'attachera à renforcer la résilience des familles et des collectivités rurales face aux sécheresses récurrentes et à d'autres crises, notamment dans la Corne de l'Afrique et au Sahel, en développant les actions ayant fait leurs preuves.

    Géré par la FAO, ce fonds soutiendra des initiatives africaines comme le Programme détaillé pour le développement de l'agriculture en Afrique (PDDAA) de l'Union africaine pour stimuler la productivité agricole dans la région. Il devrait impliquer, outre les gouvernements et des organisations internationales comme la FAO, la société civile, le secteur privé et le monde universitaire.

    L'idée de ce fonds avait été lancée en avril 2012 durant la conférence régionale de la FAO organisée en République du Congo, quand le Président Denis Sassou Nguesso, hôte de la conférence, avait exhorté les nations africaines à être plus solidaires dans la lutte contre la faim.

    Outre la Guinée équatoriale, d'autres pays d'Afrique ont exprimé leur intention de contribuer au fonds. C’est le cas de l'Angola ainsi que le Président José Eduardo dos Santos l'avait fait savoir fin janvier 2013 à M. Graziano da Silva, DG de la FAO en visite à Luanda.

    Source : Reliefweb

  • Le taux d’obésité s’accroit avec l’importance des inégalités sociales dans les pays en développement

    D'après une étude de chercheurs de l'Université de Toronto et de l'école de Santé Publique d'Harvard publiée dans PLOS Medecine le 15 janvier, dans les pays en développement, les personnes obèses et en surpoids ont eu une tendance croissante à le devenir encore plus, contrairement à celles qui souffrent de sous-nutrition.

    On pourrait s'attendre à ce qu’au fur et à mesure du développement économique, la majorité des personnes maigres évoluent vers un indice de masse corporelle (IMC) moyen. Or, cette étude montre l'inverse : les personnes de poids moyen tendent à disparaître !

    Un défi pour les dirigeants politiques et des systèmes de santé  

    Cette tendance croissante de poids extrêmes va constituer un défi pour les dirigeants politiques et des systèmes de santé. Ils devront équilibrer leurs priorités entre les problèmes de santé liées aux populations en sous-poids qui sont généralement les plus pauvres, et les problèmes liés au surpoids et à l'obésité présents dans les classes moyennes supérieures et aisées.

     

    IMC,indice de masse corporelle, obesite,sous poidsL'IMC est un indicateur calculé par la division du poids d'une personne en kilogrammes par sa taille en mètres au carré. En comparaison avec un IMC considéré comme sain (arbitrairement entre 18,5 et 24,9 kg/m²), les individus en surpoids (IMC entre 25,0 et 29,9 kg/m²) et obèses (IMC supérieur à 30kg/m²) présentent des risques accrus de diabète, de maladies cardiaques et ont tendance à mourir plus jeunes. De l'autre côté de l'échelle, les individus en sous-poids (IMC inférieur à 18,5 kg/m²) présentent également un risque sanitaire accru, probablement dû aux complications liées à la malnutrition.

    L’étude a utilisé des informations collectées dans le cadre de Demographic and Health Surveys (DHS), un projet Américain de suivi de la santé et des tendances des populations dans les pays en développement. Les chercheurs ont analysé l'IMC de 730.000 femmes vivant dans 37 pays entre 1991 et 2008. Ils ont observé qu’au fur et à mesure que l'IMC moyen d'une population augmente, le nombre de femmes en surpoids et obèses augmente à un rythme bien plus important que la diminution du nombre de femmes en sous-poids.

    C’est la première fois qu’une étude met en évidence que l'augmentation de l'IMC ne se fait pas de façon homogène mais qu’au contraire celle-ci concerne surtout les populations déjà en surpoids ou obèses, avec très peu de changements au niveau de ses populations en sous-poids. Ces divergences au sein des populations semblent corrélées avec les évolutions de plus en plus contrastées des revenus et de la richesse dans ces pays.

    Reste à savoir si ces motifs de distribution de l'IMC peuvent également être observés dans des pays plus développés.

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