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  • ICIPE, un centre unique de recherche sur les insectes

    icipe,enthomologie,insectesLe Centre International de Physiologie et d’Écologie des Insectes (ICIPE) est un centre de recherche unique en son genre. L’ICIPE jouit d’une expérience de plus de 40 ans dans l’élevage de masse d’insectes dans un but expérimental. Il axe ses travaux sur la réduction de la pauvreté en s’intéressant autant aux insectes nuisibles qu’aux insectes utiles.

    Ses sujets d’étude sont la santé humaine, la santé des plantes, des animaux et de l’environnement, avec les insectes comme dénominateur commun.


    icipe,enthomologieCréé en 1970 au Kenya et dirigé par Segenet Kelemu, éthiopienne, le centre emploie 450 personnes.

    L'ICIPE développe des produits et des technologies qui contribuent à la sécurité alimentaire des agriculteurs et consommateurs africains.

    Un rôle crucial en sécurité alimentaire

    Les insectes jouent directement et indirectement un rôle crucial dans le domaine de la sécurité alimentaire. Plus d’un million et demi d’espèces ont été recensées et sont essentielles à notre écosystème.

    Leur rôle dans la sécurité alimentaire peut être illustré à travers celui des abeilles, qui polonisent approximativement 70% de notre nourriture et de nos stocks fourragers. Sans les insectes polinisateurs, nos ressources alimentaire, en plus du miel et de la cire d’abeille, serait sérieusement mises en danger.

    Certains insectes peuvent servir de prédateurs ou de parasites à d’autres qui détruisent les cultures agricoles. Ces insectes prédateurs sont importants dans la nature pour contenir les populations d’insectes nuisibles ou les mauvaises herbes à un niveau réduit.

    D’autres insectes servent d’appât à poisson ou de nourriture pour les humains et un grand nombre d’animaux. Ils fournissent une bonne source de protéines aux personnes qui les consomment.

    Ce sont aussi d’importants décomposeurs : sans eux pour détruire et transformer nos déchets, les cadavres d’animaux et de plantes s’accumuleraient autour de nous.

    Les insectes transmettent également des maladies aux hommes, aux plantes et aux animaux.

    Apports scientifiques concrets de l’ICIPE

    Les scientifiques d’ICIPE ont remarqué que l'antilope sing-sing vivait sans problème dans les zones infectées par la mouche tsé-tsé qui réduit la productivité du bétail en Afrique sub-saharienne. Leurs recherches ont démontré que l'antilope sing-sing produit une substance qui repousse la mouche tsé-tsé. L'ICIPE a extrait ces agents chimiques et les a intégrés dans des colliers destinés au bétail. Son système de piège complète cette technologie en attirant les mouches repoussées.

    icipe,enthomologie,insectes,Kelemu,polinisateurs,prédacteurs,parasites,décomposeurs,abeilles,mouche à fruits,pesticides écologiques,miel,rucheUn autre programme se concentre sur la santé des abeilles: il semble que les abeilles africaines possèdent une composition génétique unique. Elles sont plus résistantes et tolérantes vis-à-vis des maladies et des insectes nuisibles. Améliorer ces connaissances sur l’abeille africaine permettra peut-être d’apporter des solutions aux problèmes de santé des abeilles d’autres continents.

    L'ICIPE a également un programme efficace pour contrer la mouche à fruits qui constitue une grande menace, ainsi qu’un programme intégré de gestion de la malaria.

    En outre, il a développé et commercialise plusieurs pesticides écologiques

    Les prolongements en développement économique

    La soie africaine est un marché de niche au fort potentiel qui intéresse les paysans d’Ouganda, du Kenya et d’Ethiopie. Le centre leur fournit une technologie complète, qui inclut la livraison d’œufs de vers à soie, de branches de mûriers pour les nourrir, ainsi que la formation des paysans cultivant la soie. Le miel et la cire d’abeille représentent également des revenus accessoires intéressants pour les agriculteurs. L’ICIPE fabrique des ruches et aide les agriculteurs à contrôler la qualité du miel pour l’exportation.

    Le centre a également domestiqué des populations d’abeilles sans aiguillon destinées aux paysans souhaitant fabriquer du miel médicinal de haute qualité. 

    L’ICIPE a lancé un projet sur les insectes comme aliments pour les hommes et les animaux avec l’intention de transformer son savoir-faire pour développer une production d’insectes destinés à nourrir les animaux – les poules, les poissons, etc.

    Les insectes représentent des sources de protéines bon marché et de bonne qualité. En Afrique, il revient souvent aux femmes et aux enfants de récolter ces insectes sauvages pour une consommation familiale. Mais ce type de production peut aussi devenir une source de revenu à l’exemple de la Thaïlande où elle s’est développée.

    Source : ICIPE, EDA

  • Les 3 premières IGP africaines présentées au Salon de l’Agriculture de Paris

    Alors que l’actualité a transformé une partie de son territoire en zone dangereuse, le Cameroun Le Salon de l’Agriculture de Paris va permettre aux visiteurs de découvrir et déguster deux de ses produits très appréciés des gourmets : le miel d’Oku et le café Ziama Macenta du Cameroun (lundi 25 sur les stands du Ministère de l’agriculture et du CIRAD). Avec le poivre de Penja, ces trois produits vont être reconnus et enregistrés comme « Indications Géographiques Protégées » (IGP) par 16 pays africains.

    L’enregistrement de leur appellation permettra leur protection dans les seize pays membres de l’Organisation africaine de la propriété africaine (OAPI). Reste à mettre en place pour chacun de ces produits une organisation qui représente tous les producteurs, qui fixe les limites de la zone et les méthodes de production et qui mette en œuvre un système de contrôle, ce qui sera fait avec l'aide de l' AFD

    Ces futures IGP africaines seront similaires aux IGP et Appellations d'origine protégées (AOP) européennes. Enregistrés auprès de l’OAPI, ces produits pourront ensuite faire acte de candidature pour être enregistré et protégé dans l’Union européenne.

    Le poivre de Penja (Cameroun)

    poivre de PenjaLe poivre de Penja est cultivé dans une zone où le terroir et les méthodes culturales et de transformation se combinent pour produire la saveur hautement désirable, le piquant, le goût relevé et l’arôme particulier, attributs qui ont fait sa notoriété. L’origine des poivriers (Piper Nigrum L.) de la région de Penja est indéterminée, mais il est admis qu’ils provenaient de la Malaisie, et auraient transité par le Congo belge. Ce sont les descendants de ces divers cultivars qui, conduits en appliquant les normes et le savoir-faire local, produisent de nos jours le « Poivre de Penja ». Ce poivre peut être produit et mis en marché en vert, noir, blanc et rouge, mais le plus réputé est le blanc avec ses baies de couleur crème.  

    Les plantations de poivriers sont organisées sur les parcelles basaltiques plus ou moins pierreuses des flancs de ces collines ou à leur pied, sous un climat chaud, humide d’avril à octobre mais très sec le restant de l’année.

    Les opérations de transformations ont lieu non loin des plantations et se réalisent en plusieurs étapes : rouissage, lavage, séchage et conditionnement en gros. L’élaboration de ce poivre nécessite la présence d’eau de surface pour le rouissage et le lavage des baies, mais également un temps sec pour le séchage réalisé durant trois jours au soleil. Ce sont les étapes de rouissage, déterminante pour la fermentation des baies, et de séchage au soleil, qui confèrent au poivre de Penja sa typicité et sa renommée.

    Le miel d'Oku (Cameroun)

    Miel,Oku,Kilum IjimLe miel d’Oku est d’abord remarquable par sa couleur, blanc à crème, alors que les miels africains sont rouges à sombres. Au XIXème siècle, il a servi de moyen d’échange contre l’huile de palme. La production du miel d’Oku est une activité traditionnellement individuelle et masculine encadrée par des coopératives et des associations.

    Le miel d’Oku est produit dans la forêt de Kilum Ijim, forêt montagnarde de 20.000 ha qui culmine à 3011m d’altitude. Les abeilles n’y vivent pas spontanément : les apiculteurs y transportent les ruches entre novembre et mars, après qu’elles aient été colonisées entre septembre et avril dans la plaine. Les qualités du miel sont liées à la forêt et surtout à deux espèces végétales (Schefflera abyssinica et Nuxia congesta) dont les fleurs sont butinées par les abeilles.

    Le café Ziama-Macenta (Guinée)

    Le café Ziama Macenta est un robusta supérieur, plus proche de l’arabica par sa saveur acidulé et peu amer. La qualité du café dépend fortement des opérations de récolte et de post récolte. Les cerises doivent être récoltées de manière sélective à maturité (rouges) en 3 passages. Elles sont triées par trempage puis séchées au soleil avec des remuages réguliers (trois fois par jour). Le séchage se fait essentiellement au soleil sur claies pour une durée de 21 jours. Les cerises sèches sont décortiquées mécaniquement en évitant les brisures.

    La café Ziama Macenta est produit sur 160.000 ha au flanc des montagnes dominée par le Mont Ziama, sous ombrage léger, dans une zone de forêt tropicale humide, d’une altitude moyenne de 570 m, caractérisée par l’alternance d’une saison sèche de trois mois et d’une saison pluvieuse de neuf mois. La température moyenne est de 25°C.

    Les caféiers sont plantés traditionnellement à une distance de 4m x 4m (625 pieds/hectare), alors que les plantations modernes peuvent être plantées avec une plus forte densité de 3m x 2m (1660 pieds/hectare). La superficie moyenne par producteur est d’1 ha.

    Source AFD

     

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