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  • La hausse prévisible de la production céréalière mondiale en 2013 ne règlera pas tout

    La production céréalière mondiale de 2013 est en hausse de 6.8% d’après les estimations de la FAO, soit 2.479 millions de tonnes en total. Ceci permettra de reconstituer les stocks mondiaux et d’espérer des perspectives de marchés plus stables en 2013/14, d’après le  rapport trimestriel de la FAO‘’Perspectives de récoltes et situation alimentaire’’.

     

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    10 pays importent plus de 75% de leurs besoins alimentaires en céréales ! Leur population est donc particulièrement sensible aux prix sur le marché international. Or, les prix du blé et du maïs sont toujours à un niveau supérieur à ceux de 2012…

     

    Par ailleurs, 34 pays dont la Syrie, l’Irak, le Yémen, l’Afghanistan, le Kirghizistan et la Corée du Nord, 27 pays africains sont dans une situation telle qu’une aide alimentaire internationale est indispensable pour y lutter contre la faim massive des populations.

     

    Le site de l’Economiste Maghrebin relève qu’une augmentation des importations céréalières est prévue pour des pays comme l’Indonésie et le Nigéria et l’Egypte, pays où les désordres sociaux et la baisse des réserves de devises engendrent de sérieuses inquiétudes pour la sécurité alimentaire,

  • Le Centre Songhaï promeut un modèle africain exemplaire de développement durable

    Chacun reconnaît maintenant que la sécurité alimentaire passe d’abord par la résorption de la pauvreté en donnant aux hommes et aux femmes un pouvoir d’achat.

    songhaï, Godfrey NzamujoGodfrey Nzamujo, prêtre dominicain béninois, docteur en microbiologie, électronique et sciences du développement, a eu l’idée d’utiliser l’effet de levier de la formation à la culture de l’innovation et de l’entreprenariat pour multiplier la création d’emplois et inscrire l’action dans la durée.

    L’ambition de Songhaï : faire émerger une nouvelle société africaine

    C’est ainsi qu’en 1985, il a créé à Porto Novo (Bénin) le Centre Songhaï a pour
    ambition de «favoriser l’émergence d’une nouvelle société africaine».

    Son objectif : développer des alternatives permettant aux populations africaines de se prendre en charge par l’entreprenariat agricole dans une logique de développement intégral.

    La dynamique poursuivie de développement est axée sur ledéveloppement humain, la valorisation des ressources locales et l’appropriation des techniques extérieures.

    Signe de la nouvelle fierté africaine promue par le fondateur, le nom de Songhaï donné au premier centre de formation est emprunté à celui d’un empire qui a couvert une grande partie de l’Afrique occidentale entre le XIVe et le XVIe siècle.

    songhaï, Au Bénin, tous les cours de Songhaï sont donnés en immersion dans 250 exploitations agricoles du Bénin. Ils sont composés de 85 % de travaux pratiques sur le terrain et de 15 % d'exposés théoriques pour consolider les connaissances. Avec l'aide du staff local, les étudiants (hommes et femmes de 20 à 35 ans) gèrent des exploitations agricoles ou du bétail, des pêcheries ou des unités de production secondaires telles le traitement de la viande ou la transformation de fruits.
     

    Outre la formation, Songhaï développe simultanément des activités dans les secteurs de l’agriculture (maraîchage, horticulture, élevage, pisciculture), l’industrie (abattoirs, charcuterie, pâtisserie, décorticage de riz, huilerie, savonnerie, méthanisation, mais aussi recyclage de métaux, conception de machines agricoles avec des métaux recyclés, plastique recyclé) et les services (marketing, commercialisation…).

    Grâce à la diversification des activités, Songhaï est profitable et autofinance ses investissements, démontrant ainsi la durabilité de son modèle de développement.

    Le centre Songhaï a déjà encouragé ses diplômés à créer plus de 1000 entreprises au seul Bénin, allant de l'élevage de lapins à la production de champignons ou de fleurs ornementales, tout en stimulant la recherche d’une plus grande productivité et la création d’emplois en zones rurales.

     

    Le réseau Songhaï est soutenu par plus de 40 partenaires publics et privés, d'associations, d'universités et de groupes internationaux, qui apportent leurs conseils et expériences liés aux techniques agricoles. Avec l’aide du Fonds international pour le développement de l'agriculture (FIDA), de l'USAID et de l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), les activités du centre Songhaï ont essaimé au Burkina Faso, au Liberia, au Nigeria et en Sierra Leone.
     

    Les projets sont nombreux.

    Parmi ceux-ci sont envisagés la création d’un laboratoire régional de contrôle de qualité des produits, l’adoption de nouvelles techniques piscicoles à fort rendement, des équipements de cogénération, une radio communautaire, la mise en place d’une plateforme d’échanges entre producteurs à Dassa Zoumè, la publication des savoirs et savoir-faire…

    Un modèle de développement pour les africains par des africains dans le respect de leurs racines. Sans doute la seule voie pour que l’Afrique trouve sa vraie place dans le concert du monde de demain.

  • Le sénateur Yves Daudigny invente une gabelle néo-coloniale

    L’enfer peut être pavé de bonnes intentions

    Yves Daudigny, Rapporteur Général de la commission des affaires sociales du Sénat et Président de la mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale a proposé et obtenu le vote d’une taxe spéciale sur les huiles de palme, de palmiste et de coprah destinées à l'alimentation humaine, en état ou après incorporation dans tous les produits.

    Il a expliqué la veille du vote  son initiative sur son site : « … elle n'a qu'un seul but: celui de lutter contre l'obésité et les troubles cardio-vasculaires.  C'est un effet par souci de la santé publique et pour adresser un message fort et clair aux industriels que j'ai décidé de déposer cet amendement. Je souhaite en effet aujourd'hui, et parce que la santé de nos concitoyens est un sujet majeur, que les industriels utilisent d'autres produits moins nocifs pour la santé dans la composition de leurs produits.

    Il doit être clair, que ce ne sont pas les consommateurs qui sont visés et qui seront touchés. L'impact sera en effet très limité puisque cette nouvelle taxe représentera une hausse de 36 centimes pour 5 kilogrammes. Il n'est donc même pas sûr que les industriels répercutent la hausse. En revanche, ils comprendront très bien l'intérêt qu'ils ont à substituer d'autres produits à l'huile de palme. Cet amendement n'est donc pas destiné à rapporter de l'argent à l'Etat mais à protéger la santé publique. »

    La question qui se pose est : pourquoi viser un seul ingrédient ?

    Selon M. Lecerf, nutritionniste de l’Institut Pasteur, les huiles de palme, de palmiste et de coprah ne sont pas, en elles-mêmes, néfastes pour la santé. En tous cas moins que d’autres corps gras qui doivent être hydrogénés pour avoir une consistance solide à température ambiante. C’est leur consommation excessive qui est source de risques.

    Il est curieux d’affirmer que « ce ne sont pas les consommateurs qui sont visés et qui seront touchés » puisque ce sont eux qui sont eux qui subissent les risques pour leur santé ! Pour protéger leur santé, il faut les inciter à changer de comportement. Si cette taxe ne les touchera pas, son efficacité sera nulle !

    Si on compte sur les industriels pour qu’ils substituent d’autres produits à l’huile de palme, de palmiste ou de coprah simplement en instituant une taxe additionnelle sur un ingrédient spécifique, c’est méconnaître leur mode de raisonnement qui est beaucoup plus complexe  qu’une loi de physique. Cet ingrédient a une fonction technologique dans l’élaboration de très nombreux produits alimentaires. Si l’impact est si limité, il ne disparaîtra pas pour autant des viennoiseries, des confiseries, des plats cuisinés…

    Par ailleurs, la perception de cette taxe risque, comme pour toute taxe sur un ingrédient, sera complexe puisque le même ingrédient pourra être dans la composition des produits intermédiaires. Ferait-elle l’objet d’un avoir comme pour la TVA pour éviter les taxations redondantes ?  Quid pour les produits élaborés importés ?

    huile de palme, extraction traditionnelle, CongoA la différence de ce qu’aurait pu être une taxe sur le sel dont la consommation est elle aussi nocive lorsqu’elle est excessive, cette taxe additionnelle qui ne vise que des produits d’origine tropicale étrangère a un effet désastreux pour l’image de la France. Dès son adoption, les Nigériens l’ont qualifiée de « taxe coloniale ». L’association des petits producteurs de Côte d’Ivoire a poursuivi Système U devant le tribunal de commerce de Paris pour discrimination. Il ne pourra en être de même à l’encontre de l’Etat Français, mais, si le Parlement confirmait la proposition du Sénat, l’image de pays néo-colonial risque de perdurer longtemps.

    NB : Cette taxe fera partie des recettes du budget de la Sécurité Sociale dont l’ensemble sera soumis au vote du Sénat le 21 ou le 22 novembre.

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