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  • AFNOR publie un guide sur la responsabilité sociétale en agroalimentaire


    Afnor.jpg18 mois après la publication de la norme ISO 26000 permettant à toute organisation de s’engager en matière de responsabilité sociétale, AFNOR publie un guide dédié au secteur agroalimentaire.

    Le secteur, 1er employeur industriel français avec 500.000 salariés employés par 10.000 entreprises à 97% PME, dispose désormais d’un outil adapté à ses spécificités pour permettre à chaque entreprise d’initier une dynamique en faveur du développement durable

    Face à la multiplication des démarches en matière de responsabilité sociétale, Coop de France et l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA) avaient sollicité AFNOR afin de créer un outil de référence, pédagogique et accessible à tout professionnel du secteur agroalimentaire.

    Le guide AFNOR constitue dorénavant le guide commun de référence pour toutes les entreprises agroalimentaires (collecte, stockage, transformation et/ou expédition-vente de produits agricoles et de denrées alimentaires), ainsi que les entreprises de fourniture d’intrants et de services à destination des agriculteurs. Il prend la place des documents existants tels que la démarche «3D Destination Développement Durable» lancée en Aquitaine en 2005 et le guide d’autodiagnostic de l’ANIA.

    Quel lien avec l’ISO 26000 

    Le guide AC X30 – 030 complète la vision exhaustive proposée par la norme ISO 26000 en concrétisant les enjeux de la responsabilité sociétale pour le secteur agroalimentaire.

    ISO 26000,developpement durable, responsabilite societale
    Les 7 questions centrales de la responsabilité sociétale des entreprises, établies par l’ISO 26000, sont ainsi étudiées une à une :
    - gouvernance,
    - droits de l’Homme,
    - relations et conditions de travail,
    - environnement,
    - loyauté des pratiques,
    - questions relatives aux consommateurs,
    - communauté et développement local. 

    La question de l’environnement permet, par exemple, de formuler des recommandations précises sur l’utilisation durable des ressources (eau, énergie, emballages, matières premières…).

    Sur les questions relatives aux consommateurs, le guide AFNOR met notamment l’accent sur la sécurité des denrées alimentaires et la transparence de l’information délivrée aux consommateurs.

    Les relations avec les producteurs agricoles et l’impact de l’activité sur les territoires constituent en outre des points clés du document. Des exemples de bonnes pratiques responsables illustrent en annexe ces recommandations.

  • Alerte sur les étiquetages des produits bio ou équitable !

    Les produits issus du commerce équitable ou respectueux de l’environnement sont apparus au cours des 20 dernières années. Les pays développés sont les principaux marchés de ces produits très souvent originaires des pays en voie de développement.

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    L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a reconnu l’importance du rôle de l’étiquetage de ces produits dans les négociations commerciales mais son organe d'appel vient de condamner les États-Unis pour deux labels de ce type.

    Stephan Marette, chercheur de l’Inra-Grignon et Anne-Celia Disdier de Paris-Jourdan Sciences Economiques ont évalué auprès des consommateurs leur acceptation à payer un prix plus élevé pour des crevettes d’élevage décortiquées apposant ces labels.

    Avant le test, les 160 participants ont été éprouvés sur leur sensibilité à l’égard des informations. S’ils attachent une grande importance à la protection de l’environnement et aux droits des travailleurs, en revanche, ils ne se sentent pas bien informés sur la sécurité des produits. Ils expriment un degré de confiance élevé dans les produits biologiques et/ou issus du commerce équitable.

    Les résultats montrent que seules des informations précises ont un effet réel sur la disposition à payer des consommateurs. Les labels environnementaux et sociaux ont, en outre, une influence positive sur cette disposition à payer. L’importance de cette influence est similaire pour les deux types de labels. En revanche, le consommateur n’est pas réceptif à une accumulation de labels.

    L’amélioration de la qualité des produits agricoles, indiquée via l’apposition d’un label, apparaît donc comme un moyen d’augmenter les revenus des producteurs des pays en développement. Néanmoins, les résultats de l’expérience soulignent aussi les difficultés liées aux développements et signalement de nouveaux attributs des produits, dès lors qu’un label a déjà une réputation bien établie sur le marché. Les producteurs des pays en voie de développement ont donc intérêt à choisir prudemment le label à apposer sur leurs produits pour capter cette disposition à payer supplémentaire du consommateur.

    L’OMC condamne 2 labels américains et introduit un risque global sur l’étiquetage

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    L'organe d'appel de l'OMC vient de condamner les États-Unis pour deux labels alimentaires emblématiques de la politique américaine d'information aux consommateurs. Le premier cas oppose depuis 10 ans les États-Unis au Mexique au sujet du label «Dolphin-safe», censé garantir au consommateur que le thon a été pêché sans causer de dommages aux dauphins.
    Les juges ont considéré que le label discriminait en particulier les techniques de pêche mexicaines.

    omc,usa,label,dolphin safe,origin,organisation mondiale du commerceLe deuxième cas concerne l'étiquetage obligatoire de l'origine des viandes de bœuf et de porc. Obligés de différencier les viandes selon leur origine, les industriels sont incités à privilégier des animaux nés, élevés et abattus aux États-Unis, ce qui là aussi est considéré par l'OMC comme une discrimination.

    Cependant, les juges ont considéré comme légitime l’objectif de fournir au consommateur une information sur l'origine, et celui de garantir que le marché intérieur américain n'encourage pas des techniques de pêche dommageables pour les dauphins.

    Pour la première fois, un label facultatif est ainsi condamné par l'OMC. Plusieurs ONG ont alerté sur le fait que désormais, les produits biologiques ou équitables pourront être attaqués à leur tour.

    En outre, cette jurisprudence pourrait avoir des implications sur les normes européennes concernant la durabilité des biocarburants ou encore le bien-être animal.

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