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nutrigénomique

  • Les 7 obstacles à surmonter pour alimenter le monde en 2050

    Alltech, symposium, GLIMPSELe Dr Pearse Lyons , président et fondateur de Alltech, leader mondial de la nutrigénomique animale, est optimiste sur la capacité du secteur agricole à satisfaire les besoins pour nourrir une 3 milliards d’habitants de plus d’ici 2050. Son groupe a organisé en août un symposium qui expose de façon synthétique les obstacles à surmonter.

    Selon le président d’Alltech, il est supposé généralement que «résoudre» les défis agricoles est le rôle des gouvernements, de l’organisation des Nations Unies, des ONG et des organismes de bienfaisance. Si toutes ces institutions font un travail de fond important, l’expérience des 40 dernières années a démontré les limites de leurs approches. En outre, les solutions proposées par les courants conventionnels de pensée conventionnels sont lourdes à mettre en œuvre et souvent irréalistes.

    De plus et pour alourdir les freins, selon Aidan Connolly, vice-président du groupe, l'agro-industrie est vue par certains comme une partie du problème du fait de la poursuite de gains financiers à court terme au détriment du développement humain et de l'environnement. Il conteste cette idée en affirmant que «L'expertise de l’agroalimentaire peut s'avérer précieuse… Le secteur privé fait partie de la solution s’il saisit sa responsabilité en termes de production durable et en investissant sur le long terme.

    En tout état de cause, des obstacles inévitables doivent être surmontés et exigent une mobilisation maximale du secteur agricole. Pour le Dr Lyons « l'agriculture doit faire preuve de créativité et adopter plus rapidement les nouvelles technologies … Nous devons trouver le juste équilibre entre une production alimentaire durable et la protection des ressources naturelles tout en satisfaisant aux exigences des consommateurs ».

    GLIMPSE, un aperçu synthétique des obstacles à surmonter

    Avec un sens aigu de la communication, le symposium organisé par Alltech a été dénommé « GLIMPSE » parce que, tout en signifiant « aperçu » , il est l’acronyme anglais des 7 obstacles recensés :

    - Government. Les gouvernements seraient souvent le plus grand obstacle avec le poids de la bureaucratie, la réglementation et - dans certains lieux - la corruption endémique qui limitent le commerce alimentaire transfrontalier

    - Loss in food and ingredient supply chain. Ce second caractère de l’acronyme désigne le fait qu'un tiers de la nourriture produite est perdue ou gaspillée dans la production, la transformation, la distribution et l'utilisation finale. Dans les régions à faible revenu, les pertes sont en grande partie dues aux techniques de récolte, de stockage de conditionnement et de commercialisation . Dans les régions à revenu élevé, la majeure partie des pertes est le résultat du comportement des consommateurs.

    - Infrastructure. Une bonne infrastructure est une condition essentielle pour l’acheminement d’un produit arrive. De plus, elle améliore la compétitivité des pays exportateurs.

    - Markets. La volatilité de l'offre et de la demande est souvent exacerbée par les politiques gouvernementales et est aggravée par des mécanismes opaque de tarification. Cette volatilité freine les investissements par les fournisseurs.

    - Politics and policies. Au-delà de la bureaucratie, il y a le défi des politiques qui subventionnent des pratiques destructrices de l'environnement. Ainsi, la promotion des biocarburants et les interdictions d'importation sont un frein à l’efficacité du marché.

    - Science and innovation. Le prix Nobel Norman Borlaug a déjà remarqué que les sceptiques et les critiques des nouvelles biotechnologies souhaitent retarder l’autorisation de variétés améliorées en attendant des tests complémentaires qui offriraient plus de sécurité. Or, pour ce prix Nobel, « plus d'un demi-siècle de sciences agronomiques m'a convaincu que nous devrions utiliser le meilleur qui est à portée de main, tout en reconnaissant ses imperfections et ses limites. »

    - Environment. Selon les Nations Unies, l'agriculture doit produire plus par unité de surface, d'eau et de produits agrochimiques parce que les ressources se raréfient.

    Finalement, en adoptant une perspective de long terme, l'agro-industrie peut aider à réduire les pertes en apportant son expertise en supply chain dans les zones les moins développées et en participant à l’amélioration des infrastructures .

    Source : Allaboutfeed, Alltech

  • La nutrigénomique à l'honneur lors du XXe Congrès international de Nutrition

    FIAB,nutritionLors du XXe Congrès International de Nutrition réuni à Grenade (Espagne) qui a réuni 4.000 experts du monde entier, la Fédération espagnole des industries agroalimentaires et des boissons (FIAB) a organisé une journée sur le thème :
    "la nutrition, un parcours tout au long de la vie".

    De nombreux experts espagnols et étrangers ont présenté leurs travaux dans les domaines anthropologique, génétique, ou de l’impact de la nutrition sur l’activité cérébrale et cardiovasculaire ou la génétique..

    Tous les participants ont été d'accord pour affirmer que la santé dépend de beaucoup de facteurs, puisqu'elle est influencée par l'environnement, les habitudes de vie, l'alimentation, l’hérédité, l’éducation, l'économie, etc.

    Le Dr. Andreu Palou, Directeur du LBNB (Laboratoire de Biologie Moléculaire, Nutrition et Biotechnologie de l’Université des Iles Baléares (UIB) et du Centre de Recherche Biomédicale en Réseau sur l'Obésité et la Nutrition (CIBERObn), a souligné que «actuellement, nous avons un des niveaux de sécurité alimentaire le plus important de la planète » et que, grâce à la science, les messages nutritionnels sont plus solides.

    Ensuite, José Enrique Campillo, Professeur Émérite de Physiologie de l'Université d'Estrémadure, a partagé avec les participants sa préoccupation devant le grand nombre de recommandations diététiques existantes et auxquelles le consommateur arrive à donner du crédit sans preuves scientifiques. Pendant son exposé, il a commenté comment l'être humain a évolué et a modifié son régime en fonction son environnement et à nouvelles nécessités.

    De son côté, le Dr. Saúl Martínez Horta, neurologue à l'Institut de Recherche Biomédicale Saint Pau, a expliqué le lien entre l'alimentation et la « santé cérébrale », et souligné la corrélation entre le respect du régime méditerranéen et la diminution du risque de détérioration cognitive légère. Il a précisé que beaucoup reste à faire pour « identifier des compléments alimentaires susceptibles d’agir comme neuroprotecteurs et concevoir des essais cliniques pour tester scientifiquement leurs effets ». Dans ce but, son Institut travaille avec la société Gallina Blanca Star pour mieux connaître le lien entre la neuroinnovation et l'alimentation.

    Pour conclure, José María Ordovás, Directeur du Laboratoire de Nutrition et Génétique de l'Université de Tufts (Boston), Directeur scientifique de l'Institut Madrilène d'Études Avancées et chercheur au Centre National de Recherches Cardiovasculaires (CNIC) espagnol, a intitulé sa présentation «Nutrigénomique, vers une nutrition personnalisée ». Il s’est dit préoccupé du fait de la confusion créée par les multiples affirmations sur ce qu'il est plus ou moins recommandable d'ingérer. En effet, il a affirmé que « ce qui est optimal pour une personne ne doit pas l'être pour une autre ». Il a insisté sur l'importance d’une nutrition personnalisée vu le nombre de facteurs qui conditionnent la santé humaine. Enfin, José María Ordovás estime que la prévention de l'obésité doit être entamée depuis le ventre maternel

    Source : FIAB

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