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  • Les surfaces de cultures OGM progressent pour la 19e année consécutive

    ISAAA,OGMSelon l'ISAAA, les surfaces cultivées avec des OGM ont continué à s’étendre en 2014 pour la 19e année consécutive. 18 millions d'agriculteurs dans 28 pays ont planté plus de 181 millions d'hectares en 2014, contre 175 millions dans 27 pays en 2013.

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    Le continent américain représente 87 % de la surface des cultures OGM dans le monde avec 84,7 millions d'hectares au Nord et 73,3 millions au Sud, 19,5 millions d'hectares en Asie, 3,3 millions d'hectares en Afrique, 500.000 ha en Océanie et 100.000 ha en l'Europe.

    L'Asie, relai de développement pour les firmes productrices de semences OGM

    Le 28e pays qui a autorisé la culture de plantes génétiquement modifiées est le Bangladesh avec l’aubergine Bt, le 30 Octobre 2013. Les premières commercialisations ont démarré le 22 Janvier 2014.

    Autre nouvelle production vivrière OGM : l’Innate™. Cette pomme de terre, moins sensible aux meurtrissures avec un taux moindre d’acrylamide (substance soupçonnée d’être cancérigène pour l’homme), a été autorisée aux États-Unis en novembre 2014.

    A cette même date, une nouvelle luzerne OGM contenant jusqu'à 22% moins de lignine -- donc entrainant une productivité et une digestibilité plus élevées -- a été autorisée aux États-Unis.

    Le premier maïs OGM tolérant à la sécheresse qui avait été autorisé aux USA, en 2013, a vu la surface mise en culture passer de 50.000 à 275 000 hectares en 2014.

    De leur côté, l'Indonésie a autorisé la plantation en 2015 d’une canne à sucre tolérante à la sécheresse et le Brésil, la commercialisation en 2016 de deux protéagineux : Cultivance™, un soja HT, et un haricot résistant au virus de la home-grown pour la commercialisation en 2016.

    Enfin, pour la première fois, le Vietnam a autorisé la commercialisation en 2015 de maïs OGM (HT et IR).

    Des bienfaits controversés

    Selon une nouvelle méta-analyse réalisée en 2014 pour l'ISAAA sur les 147 études de cultures génétiquement modifiées réalisées au cours des 20 dernières années dans le monde entier, ces cultures de plantes génétiquement modifiées, durant cette période, ont permis de réduire l'utilisation des pesticides chimiques de 37%, d’augmenter le rendement moyen des cultures de 22% et d’accroitre les revenus des agriculteurs de 68%.

    A noter que le Worldwatch Institute fait une toute autre analyse : "Sur la base du profil actuel des cultures génétiquement modifiées, la principale force motrice est aujourd'hui la demande pour l'alimentation animale (le soja et le maïs) et les huiles à base de plantes cultivées (soja et colza) plutôt que les cultures alimentaires".

    Sources : ISAAA, Worldwatch Institute

  • Les OGM sont d’abord une question politique

    Selon Marcel Kuntz, biologiste directeur de recherche au CNRS, auteur de nombreuses publications scientifiques, vient de publier un nouveau livre «OGM, la question politique» aux Presses Universitaires deGrenoble.

    Il n'existe actuellement en France aucune culture transgénique. Selon certains, il faudrait évaluer davantage les OGM. Cependant, la recherche publique y est aujourd’hui quasiment impossible et les entreprises doivent réaliser leur recherche à l’étranger. Pourquoi un tel paradoxe ? Selon l’auteur, après plus de quinze ans de polémiques, il n'y a plus de doute : la querelle des OGM est avant tout politique.

    Un débat très vif aux USA

    OGM,label,étiquetage,produits alimentaires,FDA,USDAHasard du calendrier ? Une campagne est actuellement orchestrée auprès du Congrès américain par les grands groupes industriels et de distribution à propos de l’étiquetage des aliments. Ils demandent que l’agence fédérale de sécurité sanitaire des aliments et des médicaments (FDA) soit la seule autorité nationale sur l'étiquetage des produits avec OGM.

    Le premier organisme génétiquement modifié mis sur le marché américain a été une tomate, en 1994. La modification visait à ralentir le pourrissement du fruit, dans le but de préserver la fermeté, la couleur et le goût plus longtemps après cueillette. Cette tomate s'est rapidement révélée être un échec commercial, notamment du fait de son coût élevé par rapport à ses concurrentes, sans valeur ajoutée organoleptique particulière. Les homologations d'organismes génétiquement modifiés aptes à la consommation humaine se sont ensuite concentrées sur les filières céréalières.

    De vifs débats ont été relancés par la demande de la société Okanagan Specialities Fruits auprès de l’USDA d’homologuer une pomme transgénique qui ne brunit pas à l’air libre. Actuellement, aux USA, les règles sanitaires sont définies au niveau de chaque Etat et des projets de loi se sont multipliés dans une vingtaine d'États en faveur de labels signalant au consommateur que tel ou tel produit en contient. Un véritable casse-tête pour les grands groupes lorsqu’on sait que 80% des aliments contiennent des céréales et que la plupart sont des OGM

    D'un côté, les associations scientifiques telles que l’American Medical Associationet l’American Association for the Advancement of Science s'opposent à l'étiquetage systématique, en arguant, notamment, que les résultats scientifiques ne mettent pas en évidence un danger pour la santé humaine.

    De l'autre côté, les consommateurs s'inquiètent vis-à-vis du contenu de leur assiette. Selon un sondage du New York Times publié fin 2013, 93% des Américains sont favorables à l'étiquetage des OGM. Les responsables politiques ne peuvent rester insensibles à une telle majorité dans l’opinion…

    Pour compliquer la situation pour les responsables politiques, certaines études attestent de la nécessité des cultures OGM pour répondre à la demande alimentaire mondiale dans les années à venir et cette question est un point épineux dans les discussions entre les États-Unis et l'Union européenne sur la création d'une zone de libre-échange transatlantique…

  • Des chercheurs espèrent fabriquer du carburant avec le CO2 atmosphérique

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    Des chercheurs de l’Université de Géorgie viennent de publier dans une revue de l’Académie des Sciences un article très intéressant : ils auraient découvert un procédé biotechnologique pour transformer le CO² de l’atmosphère. De quoi faire rêver les écologistes… Plutôt que de stocker le CO² pour éviter son émanation et accroitre l’effet de serre, l’optimum serait en effet de le recycler.

    La photosynthèse par les plantes est le procédé le plus efficace pour recycler le carbone en utilisant l’énergie provenant du soleil. Mais la transformation des matières carbonées d’une plante est coûteuse en énergie. Les scientifiques recherchent dont des micro-organismes au rendement plus élevé.

    Inspirés par la photosynthèse et les potentialités des OGM, les scientifiques ont cherché un organisme capable de réaliser la photosynthèse. Ils ont identifié Pyrococcus furiosus, un micro-organisme qui survit dans des eaux à 100° que l’on trouve dans les fosses océaniques et se nourrit d'hydrates de carbone. En insérant dans son génome 5 gènes de Metallosphaera sedula qui vit à une température de 73°, les chercheurs ont créé un micro-organisme capable de se nourrir au dioxyde de carbone aux alentours de 70°.

    Pyrococcus furiosus ainsi modifié est capable d’utiliser l'hydrogène et d’incorporer le CO² dans l’acide 3-hydroxypropanoïque, l’un des 12 principaux produits chimiques utilisés par les industriels pour fabriquer par exemple de l'acrylique. Sur ce modèle, de nouvelles modifications génétiques pourraient être effectuées afin de produire d'autres produits industriels dont, peut-être, des carburants

    Lorsqu’on sait qu’à eux seuls, les USA émettent plus de 5,5 milliards de tonnes de CO², on imagine aisément le potentiel de matière première pour une production industrielle.

    De plus, cette découverte permettrait de développer un processus neutre en carbone - ce qui est déjà un progrès par rapport à l'utilisation de gaz naturel, de pétrole ou de charbon- mais ce ne sera pas neutre sur le plan énergétique.

    En effet, selon le second principe de la thermodynamique – appelé également principe de Carnot - les phénomènes physiques, en particulier lors des échanges thermiques, sont irréversibles du fait de l’hétérogénéité du système, des frottements, des réactions chimiques, etc. Lorsqu’on veut transformer le système, il y a création d’entropie. D’où les notions de rendement et de «dégradation de la qualité de l’énergie».

    Le recyclage du carbone entrainera inéluctablement une perte d’énergie sous une forme ou sous une autre. Le bilan environnemental global devra donc en tenir compte pour vérifier qu'il est durable.

    Source : Proceedings od the National Academy of Sciences of the USA

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