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  • Le libre échange trouve ses limites britanniques dans la viande

    Selon la journaliste Carina Perkins de GlobalMeatNews, le gouvernement britannique projette l’introduction d’un label d’origine nationale sur les viandes sans attendre l’adoption de textes réglementaires de l’Union Européenne.

    Ce label serait l’un des éléments d’une loi qui fusionnerait 14 autres textes réglementaires sur l’étiquetage des produits alimentaires en Angleterre.

    Pour justifier ce projet, le Ministre d'État à l'Agriculture et de l'Alimentation David Heath a déclaré: «Le gouvernement resserre les règles pour faciliter la compréhension des informations par les consommateurs lors du passage aux caisses. Nous avons combattu longuement et durement en Europe pour avoir un étiquetage plus honnête afin que les gens puissent faire leur propre opinion sur ce qu'ils mangent. »

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    Cette démarche est généralement perçue par les pays exportateurs comme une entrave à la liberté des échanges. C’est ainsi que le Canada avait saisi en décembre 2008 l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC-WTO). En novembre 2011, le panel de l’OMC a jugé que les États-Unis violaient ses obligations commerciales internationales en insistant sur l'étiquetage du pays d'origine obligatoire, le « country-of-origin labelling » (COOL).

    Les plus ardents défenseurs du libéralisme économique sont tentés par cette démarche aux relents de protectionnisme... Les américains ne sont pas les derniers. C’est ainsi que le 2 mai dernier, le Food Standards Australia New Zealand (FSANZ) a approuvé l’extension du label d’origine auxviandes non-conditionnées de bœuf, de mouton et de volailles

  • Alerte sur les étiquetages des produits bio ou équitable !

    Les produits issus du commerce équitable ou respectueux de l’environnement sont apparus au cours des 20 dernières années. Les pays développés sont les principaux marchés de ces produits très souvent originaires des pays en voie de développement.

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    L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a reconnu l’importance du rôle de l’étiquetage de ces produits dans les négociations commerciales mais son organe d'appel vient de condamner les États-Unis pour deux labels de ce type.

    Stephan Marette, chercheur de l’Inra-Grignon et Anne-Celia Disdier de Paris-Jourdan Sciences Economiques ont évalué auprès des consommateurs leur acceptation à payer un prix plus élevé pour des crevettes d’élevage décortiquées apposant ces labels.

    Avant le test, les 160 participants ont été éprouvés sur leur sensibilité à l’égard des informations. S’ils attachent une grande importance à la protection de l’environnement et aux droits des travailleurs, en revanche, ils ne se sentent pas bien informés sur la sécurité des produits. Ils expriment un degré de confiance élevé dans les produits biologiques et/ou issus du commerce équitable.

    Les résultats montrent que seules des informations précises ont un effet réel sur la disposition à payer des consommateurs. Les labels environnementaux et sociaux ont, en outre, une influence positive sur cette disposition à payer. L’importance de cette influence est similaire pour les deux types de labels. En revanche, le consommateur n’est pas réceptif à une accumulation de labels.

    L’amélioration de la qualité des produits agricoles, indiquée via l’apposition d’un label, apparaît donc comme un moyen d’augmenter les revenus des producteurs des pays en développement. Néanmoins, les résultats de l’expérience soulignent aussi les difficultés liées aux développements et signalement de nouveaux attributs des produits, dès lors qu’un label a déjà une réputation bien établie sur le marché. Les producteurs des pays en voie de développement ont donc intérêt à choisir prudemment le label à apposer sur leurs produits pour capter cette disposition à payer supplémentaire du consommateur.

    L’OMC condamne 2 labels américains et introduit un risque global sur l’étiquetage

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    L'organe d'appel de l'OMC vient de condamner les États-Unis pour deux labels alimentaires emblématiques de la politique américaine d'information aux consommateurs. Le premier cas oppose depuis 10 ans les États-Unis au Mexique au sujet du label «Dolphin-safe», censé garantir au consommateur que le thon a été pêché sans causer de dommages aux dauphins.
    Les juges ont considéré que le label discriminait en particulier les techniques de pêche mexicaines.

    omc,usa,label,dolphin safe,origin,organisation mondiale du commerceLe deuxième cas concerne l'étiquetage obligatoire de l'origine des viandes de bœuf et de porc. Obligés de différencier les viandes selon leur origine, les industriels sont incités à privilégier des animaux nés, élevés et abattus aux États-Unis, ce qui là aussi est considéré par l'OMC comme une discrimination.

    Cependant, les juges ont considéré comme légitime l’objectif de fournir au consommateur une information sur l'origine, et celui de garantir que le marché intérieur américain n'encourage pas des techniques de pêche dommageables pour les dauphins.

    Pour la première fois, un label facultatif est ainsi condamné par l'OMC. Plusieurs ONG ont alerté sur le fait que désormais, les produits biologiques ou équitables pourront être attaqués à leur tour.

    En outre, cette jurisprudence pourrait avoir des implications sur les normes européennes concernant la durabilité des biocarburants ou encore le bien-être animal.

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