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  • Une fatwa, un risque pour les producteurs de boissons cocas et sodas ?

    Le secret est la source de nombreux fantasmes. Il en est de même dans le domaine des recettes de produits alimentaires. Les consommateurs y sont d’autant plus sensibles que les personnes allergiques sont toujours plus nombreuses. Le risque est alors de s’aliéner une proportion encore plus importante de consommateurs potentiels.

    Ainsi Coca-Cola et PepsiCo, leaders des fabricants de cocas, se retranchent derrière le secret industriel pour refuser de communiquer la liste des extraits végétaux qu’ils utilisent dans la fabrication de leurs produits.

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    Or, au terme d’une minutieuse enquête, appuyée par l’analyse en laboratoire de 19 marques de colas, 60 Millions de consommateurs révèle leur composition… et leurs zones d’ombre dans le numéro de juillet-aout diffusé ce mois-ci.

    En fait, le principal risque pour les fabricants de cocas ne provient de substances allergènes, mais d’un possible interdit religieux…

    Les ingénieurs de 60 Millions de consommateurs ont réalisé leurs propres dosages. Ils ont observé que près de la moitié des colas testés contiennent de l’alcool – à des doses cependant très faibles (moins de 10 mg d’éthanol par litre, soit près de 0,001 %).

    Cette publication a entraimé la réaction de Sheikh Mohammed Al-Nujaimi, member de l’International Islamic Fiqh Academy en Arabie Saoudite. Celui-ci a indiqué dans Arab News du 3 juillet que ses collègues consulteront des chimistes et autres experts et qu’ils se réuniront l’année prochaine pour décider si des Musulmans peuvent boire des sodas qui contiennent des traces d’alcool. L’International Islamic Fiqh Academy publiera une fatwa au début de 2013 sur ce point.

    Avec un milliard de musulmans dans le monde, on mesure l’ampleur du risque commercial pour ces industriels… Peut-être seront-ils obligé de modifier leurs recettes et d’utiliser un autre solvant.

  • Le Président Obama inscrit l’insécurité alimentaire en Afrique à l’ordre du jour du G8

    G8

    Johnnie Carson, Secrétaire d’Etat adjoint américain pour les Affaires Africaines a indiqué que le Président Barack Obama a inscrit la sécurité alimentaire de l’Afrique à l’ordre du jour du sommet du G8 qui se réunit demain.

    Malgré les centaines de millions de dollars d'aide attribués chaque année, l'insécurité alimentaire reste un problème récurrent dans toute l'Afrique. Après la famine qui a frappé la Somalie en 2011, plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest sont à nouveau confrontés à un grave risque de pénurie alimentaire entrainant un grave risque d'instabilité politique.

    Selon Johnie Carson, le programme américain « Feed the Future », a l’ambition de créer une révolution verte agricole en Afrique comparable à celles des années 1960-70 qui a permis de résoudre la famine généralisée dans de nombreux pays d'Amérique latine et d'Asie. Selon lui, « l’Afrique a un énorme potentiel dans le domaine agricole et il n'y a absolument aucune raison qu’elle ait un déficit alimentaire… qu’elle ne soit pas, en fait, un important producteur agricole capable de satisfaire les besoins du continent, mais aussi d’exporter à l'échelle mondiale ».

    En collaboration avec l'ONU et le G8, le Président Obama serait déterminé à souligner les défis agricoles de l'Afrique et les opportunités pour les investisseurs du secteur privé. Pour trouver une solution durable, le Président Obama a invité Boni Yayi, Président du Bénin, Meles Zenawi premier ministre d’Ethiopie, John Atta Mills, Président du Ghana et Jakaya Kikwere, Président de Tanzanie.

    Avec les présidents de l’Union Africaine et celui de la Banque Africaine de Développement, ils rencontreront des chefs d'entreprises et des dirigeants de grands organismes caritatifs dans le cadre du sommet du G8. Ils examineront avec eux la meilleure façon de résoudre les problèmes de la faim et de la pauvreté dans un environnement touché par la crise économique mondiale. Parallèlement aux $1,2 milliard accordés sur 3 ans du Global Agriculture and Food Security Program pour sécuriser les investissements, 45 entreprises locales et multinationales auraient signé des lettres d’intention pour investir $3 milliards en Afrique. Parmi celles-ci les américaines Dupont, Monsanto, Cargill, Diago, PepsiCO mais aussi des sociétés indiennes, israéliennes, suisses, norvégiennes et britanniques ainsi que 20 entreprises africaines, comme Tanseed, entreprise tanzanienne de semences.

    De leur côté, les organismes caritatifs parmi lesquels ActionAid, Oxfam et Save the Children appellent les dirigeants du G8 à commencer par confirmer leurs engagements financiers pour alléger la famine en Afrique.

    L’initiative du G8 devrait, demain, proposer des actions pour stimuler la croissance des investissements agricoles pour réduire l'insécurité alimentaire de 50 millions de personnes qui vivent au Sahel, sachant que dans cette région 80 % de la nourriture y est produite par des petits agriculteurs.

    Lors des sommets précédents, les dirigeants politiques ont multiplié les annonces généreuses. Il semble que les versements effectifs d’aides soient très inférieurs à ces annonces. Par ailleurs, les populations sensées êtres aidées disent souvent ne rien voir venir et les contribuables s’interrogent sur l’efficacité de l’argent distribué. Pour permettre une vraie transparence et réduire les risques –ou du moins les soupçons- de corruption, la FAO devrait consacrer un site à la publication du bilan de chacun des programmes d’aide.

    P.S: De retour au Ghana, le  président Mills a précisé que 15 entreprises internationales (Amarjaro Trading Limited, Rabobank, Unilever, Yara International, World Cocoa Foundation, SAB Miller, Africa Cashew Initiative Partners, AgriServ, Ecobank Group, Finatrade Group, Ghana Nuts, Premium Foods and Savanna Farmers Marketing Company) se sont engagées à accompagner le plan de l'Alliance en investissant dans le secteur agricole ghanéen.

  • Les entreprises agroalimentaires sélectionnées en 2012 parmi les World’s Most Ethical Companies sont toutes américaines

    L’Institut américain Ethisphere a présenté le 15 mars pour la 6ème année consécutive sa sélection des entreprises qui se distinguent comme les meilleures pou leur gouvernance éthique. 145 entreprises ont été sélectionnées parmi 5.000 multinationales. 43 ont leur siège social hors des USA dont 2 françaises: L'Oréal et Schneider Electric.

    Tous les groupes industriels agroalimentaires sélectionnés ont leur siège aux USA. Deux d’entre eux, PepsiCo et Solae, le sont régulièrement ces trois dernières années.

    Une section « Agriculture » a été inaugurée en 2012 avec l’entreprise britannique Ethical Fruit Company.

    Par contre, parmi les distributeurs détaillants de produits alimentaires, on compte 3 groupes européens en 2012 : Kesko (Finland), Sonae (Portugal) et The Co-operative Group (UK), les américains Wegmans et Whole Foods Market étant sélectionnés ces 3 dernières années.

    23 sociétés sont sélectionnées depuis l’origine de ce classement dont American Express (USA), Rabobank (NL) and Starbucks (USA).

    Sodexo en a été écarté depuis 2010. Alors que les groupes français cotés en Bourse comme Danone et Bongrain doivent inclure un chapitre de leur bilan annuel sur leurs actions dans le domaine de la Responsabilité Sociale et Environnementale, aucun n’a été distingué en 2012 par Ethisphere. Se contenteraient-ils d’« ethic washing » ? ou seraient-ils victimes, là encore, des agences de notation ?

    Ethisphere affiche clairement sa méthodologie. L’Institut ne classe pas les 145 entreprises distinguées. Elle se contente de les lister par ordre alphabétique dans leur secteur d’activité. Sa grille d’évaluation peut être ainsi résumée :
    - conformité avec les meilleures pratiques éthiques (25%) ;
    - réputation de la qualité et de l'innovation de l'engagement avec diverses parties prenantes selon le contexte de la taille de l'entreprise, du secteur et performance par rapport aux autres entreprises du secteur (20%) ;
    - solidité de la gouvernance (définie en particulier par l’U.S. Sentencing Commission, la Securities and Exchange Commission) en tenant compte des évaluations faites par les agences de notation de la gouvernance (10%) ;
    - citoyenneté d'entreprise et responsabilité, performances en matière de durabilité de la RSE, philanthropie d'entreprise, bien-être social interne, engagement de la supply-chain, qualité, transparence et efficacité des initiatives (25%) ;
    - culture de l'éthique vécue en interne par le personnel (20%)

    Mais, à la réflexion, l’absence des groupes français, espagnols et italiens dans ce type de classement est-elle surprenante lorsqu’on sait que les milliardaires américains n’hésitent pas à être des militants de la philanthropie et que les questions éthiques sont largement débattues dans les pays anglo-saxons.

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