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politique

  • Pour une gestion intégrée des liens entre l’eau, l’énergie et la sécurité alimentaire.

    Depuis plusieurs décennies, les chercheurs et les décideurs insistent de plus en plus sur l'importance des relations complexes entre l'eau, l'énergie et la sécurité alimentaire (appelé aussi le lien WEF Water-Energy-Food), relations qui sont souvent négligées lorsque sont entrepris des actions très ciblées, des investissements et des politiques d’aménagement des territoires. 

    iidd

    L'Institut International du Développement Durable (IIDD) vient de réaliser un rapport de synthèse à partir des informations et des expériences recueillies par ses membres. Ce document de 29 pages constitue un cadre théorique pour élaborer des politiques intégrées pour gérer les risques liés à la sécurité de l'eau, de l'énergie et de l’alimentation tant à l'échelon local et régional qu’au niveau national.

  • Le travail est un gagne-pain, mais pas seulement...

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    Les lycéens français candidats en série générale du baccalauréat ont eu à choisir hier entre deux thèmes de dissertation sur le travail : «Que gagne-t-on à travailler ?» ou «Travailler, est-ce seulement utile ?»

    Aujourd’hui vivant d’une pension de retraite, je continue à exercer une activité bénévole à temps plein dans le prolongement de ce que fut mon activité professionnelle salariée dédiée à l’agroalimentaire pendant plus de quarante ans (1). Je me retrouve ainsi dans la position de ces aristocrates de l’Ancien Régime qui faisaient de la serrurerie, de la ferronnerie, de la littérature ou de la recherche scientifique. En pratique, mon activité me donne un statut, indépendamment de toute considération financière, hormis celle que mes frais soient remboursés. Elle me permet en outre, en utilisant mes compétences et mon réseau de relations, de défendre des préoccupations d’intérêt général et d’entretenir ma capacité créatrice alors que des retraités développent une activité artistique.

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    Par contre, pour d’autres personnes, même si l'homme ne vit pas que de pain (2), le travail est essentiellement un gagne-pain. Je pense en particulier aux mères seules qui doivent loger et nourrir leur famille, au risque d’être exploitées par leur employeur. Je pense également à ces millions d’enfants qui, en Afrique, en Asie et en Amérique latine, travaillent pour aider leur famille. Sans parler de ces étudiants sans ressources qui se prostituent pour boucler leur budget…

    Les candidats au baccalauréat pourront s’appuyer sur des philosophes référents tels que Spinoza ou George Berkeley. Mais ceux, peu doués pour les exercices intellectuels, qui s’échinent à gagner leur pain quotidien à la sueur de leur front auraient-ils la chance d’avoir jamais lu de tels auteurs ? On peut en douter, hormis dans les pays où l’éducation générale est une réelle priorité politique.

    (1) j'ai validé mon premier trimestre de cotisation durant l'été de mes 16 ans comme magasinier chez un grossiste en produits d'épicerie, entreprise aujourd'hui disparue.

    (2) cf. ma note du 16 avril dernier 

  • La politique algérienne de prix administrés et subventionnés du lait et du pain en débat

    L’Etat algérien consacre 10 milliards de dollars/an de subventions pour réduire le prix des aliments de 1ère nécessité que son le pain et le lait. Si la disponibilité moyenne par habitant a doublé alors que la population a quadruplé depuis l’indépendance, la politique du gouvernement a conduit le pays à devenir le 1er importateur mondial de blé et 2ème en poudre de lait .

    SIPSA, Alger
    L’inauguration le 19 mai du 12e Salon international de l'élevage, de l'agroalimentaire et du machinisme agricole «Sipsa-Agrisime-Agrofood» a donné l’occasion à M. Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprises, d’exprimer ses réserves : «Nous soutenons la politique agricole engagée par l’Etat et nous considérons que tout ce qui se fait comme accompagnement et aides pour augmenter l’offre va dans la bonne direction. Par contre, on est plus que réservé sur les subventions accordées aux produits… ainsi, le prix bas du lait pasteurisé et conditionné en sachets qui se vend à 25 DA/litre, alors que son coût revient à 50 DA, engendre toutes sortes de détournements». Il estime que le consommateur ne profite pas de ce prix, «puisque notre lait est acheminé vers des pays voisins, alors que la poudre subventionné est utilisée dans la production des produits dérivés». C’est pourquoi il suggère «de trouver des mécanismes pour que ce soutien aille vers les gens à faibles revenus».

    Le ministre l’Agriculture et du Développement rural, M. Rachid Benaïssa, a rappelé que le soutien des produits de base «est avant tout un choix politique qu’a pris l’Algérie au lendemain de son indépendance pour lutter contre la faim». Il a noté que «ce débat n’est pas idéologique, mais il s’agit d’un problème d’organisation et de création, d’abord, de filières durablesl’Etat continuera à soutenir la production agricole ». Il a ajouté que «l’industrie agroalimentaire doit s’impliquer dans la modernisation et le développement de l’agriculture» d’autant que «cette industrie, qu’elle soit publique ou privée, a pris conscience que sa durabilité dépend de son implication dans la production nationale.».

    Le programme de partenariat de Danone Djurdjura Algérie lancé en 2006 est à ce titre exemplaire. Il prévoit pour ses 1.500 éleveurs des primes à la production de lait de qualité, met à leur disposition des produits homologués pour le nettoyage du matériel, des aliments concentrés, des produits d’hygiène à des prix négociés et propose une assurance cheptel multirisque à des taux préférentiels. La laiterie, qui collecte 40 millions de litres/an et emploie 1.000 personnes, envisage de subventionner l’achat d’aliments de bétail avec des avances financières sans intérêt. A terme, Danone veut couvrir 100% ses besoins par le lait frais pour approvisionner son usine d’Akbou d’une capacité de 100.000 tonnes/an de yaourts et produits frais.

    Le Salon Sipsa-Agrofood 2012 réunit à Alger 268 exposants dont 108 sociétés algériennes, une délégation de 60 sociétés françaises et 15 turques.

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