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  • Une étude française sème le doute sur les risques OGM pour la santé

    OGM,risques, santé,L’étude animée par le biologiste français Gilles-Eric Séralini qui a été publiée le 19 septembre dans la revue scientifique Food and Chemical Toxicology a provoqué une vive controverse. Elle montre un risque de cancers accru pour des souris alimentées avec du maïs NK603 contenant des concentrations variées d'OGM.

    Immédiatement, cette étude a provoqué l'indignation de nombreux chercheurs, tant par sa mise en scène médiatique (publication simultanée d'un ouvrage par le biologiste qui l'a conduite, Gilles-Eric Séralini, préparation d'un documentaire pour la télévision, résultats livrés en amont au Nouvel Observateur) que par les biais de méthodologie de l'étude.

    Une sensibilité médiatique focalisée sur les OGM

    Alors que l’étude est intitulée “Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize”, les medias se sont immédiatement focalises sur le maïs OGM de Monsanto.

    Une étude statistiquement douteuse

    Le principal reproche fait au chercheur est d'avoir utilisé un nombre insuffisant de rats pour mener son expérience : 200 là où il en aura fallu cinq fois plus. Ceci induit des résultats assez fragiles d'un point de vue statistique, certains pouvant être dus au hasard. Autre résultat surprenant -si l'on suppose une toxicité de l'OGM- les rats soumis aux maïs les plus concentrés en OGM n'ont pas été les plus vulnérables ! Des doutes sont également émis sur la race de rats choisis pour l'expérience, une race connue pour développer facilement des cancers. Enfin, il s'agit d'un opposant farouche aux OGM, ce qui peut biaiser l'analyse des résultats.

    Mais des questions légitimes

    Cependant, tout n'est pas à jeter dans l'alerte du Pr Séralini. Sur la forme, tout d'abord, connaissant la puissance des pro-OGM, le chercheur n’avait probablement pas d'autre choix que de travailler dans l'ombre jusqu'au jour de la publication ?

    Sur le principe ensuite, le biologiste a le mérite de souligner les faiblesses de la méthodologie actuelle, en particulier le fait de se contenter d'études sur 90 jours. Le chercheur français a opté pour une longue durée, 200 jours.

    Enfin, sur le fond, pourquoi les autorités de santé n'ont-t-elles pas, plus tôt, réuni des experts indépendants pour mettre au point un protocole d'étude réellement incontestable ?

    L’Autorité Européenne de Sécurité Sanitaire des Aliments (EFSA) devra rapidement proposer un protocole d’expérimentation des OGM qui soit admis par l’ensemble des scientifiques afin de rendre les études comparables et leurs résultats indiscutables. Sinon, une seule étude inquiétante pourrait, comme c’est le cas ici, remettre en cause une multitude d'études rassurantes.

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