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  • L’acrylamide, un ennemi caché dans les aliments ?

    L’acrylamide, soupçonnée d’être potentiellement cancérigène, se constitue lors de la «réaction de Maillard», un processus chimique transformant les sucres réducteurs et qui donne leur coloration et leur saveur aux aliments cuits. Elle est notamment présente dans les frites, les chips et les röstis, mais aussi les corn-flakes, certains biscuits, le café ou la fumée de cigarette.

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     En 2005, l’Union européenne déclarait l’acrylamide potentiellement carcinogène et définissait des valeurs d’exposition recommandées. En fait, si ses effets sont démontrés sur l’animal, ils sont seulement supposés chez l’homme. Une réévaluation complète est en cours et un rapport attendu pour 2015 permettra de fixer des valeurs maximales.

    En attendant, les fabricants suisses de frites et de chips sélectionnent des pommes de terre pauvres en sucres réducteurs, ce qui permet de réduire le taux d’acrylamide. Mais les producteurs ne choisissent pas la météo, qui influence le taux de sucre et donc d’acrylamide...

    «Nous n’avons jamais voulu fixer de valeur limite dans la législation car cela ne résoudrait rien. La source principale d’acrylamide se trouve dans la cuisine des gens, explique Vincent Dudler, chef de la division évaluation des risques de l’Office fédéral suisse de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires. C’est un domaine dans lequel les possibilités d’action sont réduites.»

    Les principales sources : la cigarette et le café


    La source principale de cette molécule est la cigarette. Ceux qui fument y sont particulièrement exposés, fait remarquer Vincent Dudler.

    Par ailleurs, on estime que 30% de l’exposition d’une personne aux acrylamides via les denrées alimentaires provient de la consommation de café. Pour cette raison, l’Etat californien a lancé des démarches à la fin de l’été contre certaines chaînes comme Starbucks afin qu’elles indiquent la teneur en acrylamide de leurs produits.

    Toutefois, il n’y a aucune preuve directe que l’acrylamide absorbée soit néfaste chez l’homme. Et qu’il existe des dizaines d’autres substances cancérigènes dans les denrées alimentaires.

    «Il y a beaucoup d’autres risques dans l’alimentation, comme le fait de manger trop sucré, trop salé et trop gras, qui engendre des maladies non transmissibles (notamment cardio-vasculaires). Mais les risques liés aux substances chimiques sont toujours perçus par les consommateurs comme les plus grands!»


    Source : 24heures.ch

  • Une alimentation variée, stratégie contre la maladie d’Alzheimer

    Plus de 1 européenne sur 16 (la prévalence est supérieure chez la femme) de plus de 60 ans sera atteinte d’une démence au cours de sa vie.

    Toujours selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 70 % des cas de démence seront dus à la maladie d’Alzheimer.

    Aucun traitement n’a encore démontré son efficacité contre cette affection cérébrale qui se déclenche dès la cinquantaine, aboutissant à une amnésie, puis à une perte irréversible des capacités intellectuelles.

    Contrairement à ce que l’on a longtemps pensé, cette affection n’est pas une maladie neurodégénérative des personnes âgées mais est due à une protéine toxique de type prion.

    Par ailleurs, le cerveau dispose d’une réserve de neurones acquis à la naissance et qu’il peut mobiliser par des processus de compensation. 

    Si la composante génétique expliquerait 60 % des cas, plusieurs autres facteurs interviennent, liés au faible niveau d'éducation, au tabagisme, à l'abus d'alcool, à l'inactivité physique, à la dépression nerveuse, à l'hypertension artérielle, au diabète, à l'obésité en milieu de vie... 

    Prévenir est encore la seule stratégie contre Alzheimer

    En l’absence de traitement efficace, le mieux est de prévenir la maladie. Plusieurs études montrent une réduction des risques en fonction du régime alimentaire.

    Manger des fruits, des légumes, du poisson, des céréales, des huiles riches en oméga 3 et boire du vin en quantité modérée et/ou du café réduirait le risque de 40 % dans les sept ans qui viennent.

    Par contre, une carence en vitamines B9 et B12 (présentes dans le melon, les épinards, le foie, la levure…)  ou en vitamine D double le risque de contracter la maladie.

    Source : Science & Avenir n°812

  • Nanoproduits en alimentaire, une dangerosité mal évaluée et donc non maîtrisée

    ANSESL’ANSES (Agence nationale, de sécurité sanitaire, de l’environnement et du travail) demande de renforcer la réglementation européenne sur les nanomatériaux, de stimuler la recherche pour réduire les incertitudes sur le plan scientifique et de se doter d’outils réglementaires et normatifs ».

    Son rapport sur l’évaluation scientifique des risques publié le 15 mai sur les nanoparticules souligne, les effets toxiques de ces substances sur des organismes vivants et sur l’environnement comme le montrent les tests in vitro et in vivo sur l’animal. Certains types de nanomatériaux passant au travers des barrières physiologiques, sont suspectés d’avoir un effet néfaste sur le système nerveux tandis que d’autres ont des effets cancérigènes ou génotoxiques.

    Les nanoparticules dans les produits alimentaires et les cosmétiques

    ANSES,risques,sécurité sanitaire,additifs alimentaires,toxiques,nanomarticules,nanomatériaux,silice,nano-argent,dioxyde de titale,emballage,génotoxiques,système immun,nanotubes de carboneLes nanomatériaux se retrouvent dans certains additifs alimentaires comme les nanoparticules de silice (SiO2) utilisées pour des applications anti-mottant, antiagglomérant ou encore comme modificateur de viscosité (sauces, assaisonnement, poudres alimentaires, dentifrice, crèmes solaires à filtre anti-ultraviolet, dentifrice) ou du nano-argent comme agent antibactérien. La présence de nanoparticules manufacturées de dioxyde de titane (TiO2) a également été détectée par les scientifiques.

    Les matériaux nanométalliques entrent également dans la composition de films alimentaires, dans les matériaux en contact avec les denrées alimentaires, ainsi que dans certains emballages alimentaires comestibles.

    En 2011, la DGCIS (Direction générale de la compétitivité et des services) avait placé le secteur agroalimentaire au cinquième rang des industries les plus consommatrices de nanomatériaux.

    L’Anses a débuté ses travaux sur les nanomatériaux dès 2006 et mis en place en 2012 un groupe  permanent d’experts dédié aux enjeux sanitaires et environnementaux liés à l’exposition aux nanomatériaux.

    De nombreux risques potentiels

    Si de nombreuses voies d'absorption et de translocation (migration des particules à partir de leur site de déposition) ont été démontrées, induisant ainsi un risque systémique potentiel, d'autres sont encore hypothétiques  comme celui impliquant la circulation sanguine vers le système nerveux central ou le placenta ou du foie vers le tractus gastro-intestinal, etc.

    Ces résultats d’études animales sont associés à des doses importantes (≥ 0,1 mg) mais ils posent néanmoins la question de la toxicité des nanomatériaux pour la reproduction. Globalement, les mécanismes de transport moléculaires responsables du transport des nanomatériaux vers les organes systémiques ne sont pas encore élucidés.

    Des effets génotoxiques de plusieurs nanomatériaux ont été mis en évidence (NTC, ZnO, TiO2). Cette génotoxicité peut être directe, via l’interaction des nanomatériaux avec l'ADN ou avec l'appareil mitotique, ou liée à la production de radicaux libres résultant ou non d'un processus inflammatoire.

    Des effets cancérogènes ont également été mis en évidence chez l’animal exposé à des nanomatériaux tels que les nanotubes de carbone et les nanoparticules de cobalt et de nickel. Toutefois, les études à faible dose et dans des conditions d’exposition proches de l’exposition humaine sont encore trop rarement accomplies et doivent être privilégiées. Encore peu d’études in vivo de toxicité pour le système nerveux ou la reproduction sont disponibles

    Compte tenu de leur structure et de leurs propriétés uniques, les nanomatériaux peuvent potentiellement interagir spécifiquement avec le système immun et être capables de modifier les réponses immunes.

    En France, certains nanomatériaux utilisés ne sont pas déclarés

    La France est depuis le 1er janvier 2013 le seul pays où les nanomatériaux sont soumis à déclaration obligatoire de leurs (articles L. 523-1 à L. 523-8 du Code de l’environnement).

     

    On peut se demander pourquoi certains nanomatériaux comme le nano-argent ou les nanotubes de carbone ne sont pas déclarés alors que la loi s’impose à tous les fabricants, distributeurs et importateurs

     

    Source : ANSES

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