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sécurité alimentaire

  • GASPILLAGE ALIMENTAIRE : Une nécessaire évaluation crédible

    Le gaspillage alimentaire fait l’objet d’une préoccupation croissante au niveau mondial. Les chiffres publiés par la FAO et repris dans de nombreuses publications sont alarmants pour la sécurité alimentaire, la protection des ressources naturelles et l'environnement.
    Jean-Paul Jamet, Secrétaire général du Centre National pour la promotion des Produits Agricoles et Alimentaires (CNPA) et membre de l’Académie d’Agriculture de France, met les pieds dans le plat dans un article publié dans la revue IAA-Industries alimentaires et agricoles de décembre 2015. Soulignant des erreurs grossières de calcul qui aboutissent à une sur-évaluation de 50%,  il demande que soit refaite l'évaluation pour qu'elle soit crédible. 

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  • Vers des êtres humains immortels libérés des contraintes alimentaires basiques ?

    Pendant que des créatifs se focalisent sur l’humanité augmentée, d’autres recherchent plus fondamentalement la clé de l’immortalité dans la cyberconscience. L’homme et la femme se trouveraient ainsi libérés des contraintes de la vie biologique. En particulier, plus question de sécurité alimentaire.

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  • Les filières animales devraient être plus soutenues par les pays africains du Sahel

    Les filières animales devraient être plus soutenues dans les grands pays d’élevage du Sahel comme le Niger, le Mali ou le Burkina Faso en proportion du budget général de l’Etat et en comparaison des soutiens accordés à l’agriculture végétale. Or, ces filières sensibles pourraient devenir un socle de l’intégration régionale ou une sérieuse pomme de discorde. 

    Selon l’OCDE, si on comptabilisait la contribution de l’élevage à l’agriculture (fumure, attelage), ainsi que d’autres services (sous produits, épargne), la contribution au PIB agricole s’élève à 50% au Mali, Burkina Faso, Niger,  Mauritanie et Tchad.

    Mais, dans l’ensemble de l’économie dans ces pays, certaines analyses notent que « le poids relatif de l'élevage dans les économies nationales est en baisse constante. Il ne représenterait plus aujourd'hui que 10 à 15% du PIB au Burkina et au Niger. Or, c’est le principal produit échangé entre les pays sahéliens et les pays côtiers. Il représente donc un important facteur d’intégration régionale.

    Une réalité surprenante et diverse

    sahel,politique agricole,élevage,consommation de produits animaux,produits laitiers,sécurité alimentaire,éthnique,niger,mali,burkina fasoElle est surprenante dans des pays qui respectent leurs engagements à dédier 10% du budget national à l’agriculture.

    C’est surtout étonnant quand leurs  filières animales sont dites par tous comme stratégiques, porteuses ou prioritaires.

    On distingue traditionnellement dans les pays sahéliens les populations d’éleveurs (ou de pasteurs) situées plutôt au Nord, des agriculteurs sédentaires établis au Sud dans les zones plus humides. Cette « spécialisation » économique correspond aussi à des modes de vie et des traditions ethniques différentes. Elle est aussi liée à des causes climatiques : les grands espaces arides au Nord sont impropres à l’agriculture et sont principalement mis en valeur par les grands troupeaux et la pratique de l’élevage transhumant.

    De plus en plus d’éleveurs traditionnels développent des activités agricoles et deviennent des «agropasteurs». De même, de plus en plus d’agriculteurs traditionnels investissent dans l’élevage (certains parlent de « pastoralisation »), qui fournit des services agricoles importants (fumure et attelage) et constitue une activité rentable.

    De « nouveaux acteurs », grands propriétaires disposant de milliers de têtes de bétail, sont arrivés dans le secteur, en particulier après les grandes sécheresses, et profitant de la dégradation continue des termes de l’échange bétail/céréales et de l’appauvrissement des pasteurs. Il existe quelques fermes dites « modernes » laitières ou mixtes, en périphérie des villes, pratiquant l’élevage sédentaire, semi intensif voire hors sol et fortement encouragées par les autorités locales 

    Une offre qui ne suit pas une demande africaine dynamique

    La production animale est tirée par une demande urbaine des pays côtiers en forte croissance. Les dépenses alimentaires se divisent en trois part équivalentes : 1/3 de produits animaux, 1/3 de produits de sauce, 1/3 d’amylacées de base. On estime que la demande urbaine africaine en produits carnés aura plus que triplé entre 2005 et 2025 (OCDE), surtout celle des viandes blanches qui progresse la plus vite 

    Bien que la consommation de produits laitiers soit globalement en hausse, la filière lait peine à se développer dans les quatre pays. L’offre ne suit pas la demande urbaine et les importations de poudre augmentent à un rythme soutenu. Ces importations croissantes sont à la fois une réponse de court terme au déficit de l’offre et une cause de celle-ci, puisque le prix du lait en poudre importé défie toute concurrence sur les marchés et  décourage ainsi la production et la structuration de filières locales. D’autres facteurs permettent d’expliquer ce problème du lait, parmi lesquels l’insuffisance d’alimentation pour le bétail en saison sèche et des difficultés structurelles, notamment au niveau de la collecte et de la conservation de ces produits périssables. Avec la mise en place du tarif extérieur commun de la zone Cedeao (Tec) et la fin des quotas laitiers en Europe, les importations vont encore croitre.

    De faibles soutiens publics à l’élevage

    sahel,politique agricole,élevage,consommation de produits animaux,produits laitiers,sécurité alimentaire,éthnique,niger,mali,burkina fasoLes pays du Sahel respectent les engagements de Maputo de consacrer 10% de leur budget à l’agriculture, mais la part de l’élevage ne représente que le dixième des soutiens agricoles publics et de l’aide internationale.

    Les produits animaux sont considérés comme des produits « de luxe », touchant les populations aisées, et n’intervenant pas dans une problématique de sécurité alimentaire.


    Les différentes politiques sont surtout axées sur la promotion des techniques de production dites (semi) intensives (insémination artificielle, stabulation…). L’accent est mis sur la santé animale, l’amélioration génétique, le développement de « fermes modernes » péri-urbaines en lien avec l’aval et à la transformation.

    Par ailleurs, les politiques publiques cherchent à réduire la mobilité des éleveurs par la réalisation d’ouvrages hydro-pastoraux et par l’organisation de zones et d’unités pastorales. Cette politique de sédentarisation vise à taxer une filière considérée comme prospère, limiter les conflits agriculteurs/éleveurs attribués aux transhumants, en finir avec un mode de production réputé incapable de répondre à la demande sur le long terme, limiter les impacts réels ou supposés de l’élevage sur l’environnement. Or, la plupart des fermes modernes basées sur l’exploitation des parcours et des ranchs d’Etat sont des échecs.

    Malgré tout, on observe une tendance à la hausse de la part de l’élevage dans les dépenses agricoles, en particulier au Mali, au Niger et au Sénégal

    Des préjugés persistants 

    Pendant longtemps, les élites au pouvoir se sont méfiées des éleveurs, en particulier des éleveurs transhumants considérés comme des populations incontrôlables parce que mobiles, indisciplinées et privilégiées.

    Les éleveurs sont considérés comme des populations nanties, que la possession d’un cheptel place hors du danger de la faim. C’est omettre leur vulnérabilité particulière aux aléas climatiques et la différentiation croissante entre une population de petits éleveurs précaires aux côtés de grands éleveurs « nantis » ; dans les régions sahéliennes « 15% des ménages peuvent posséder à eux seuls environ 47% des terres cultivées, 54% du cheptel petit ruminant et 70% du gros cheptel » selon l’expert Seidou Bakari (2013).

    Le mode de production pastoral ou agro-pastoral est assimilé à une catégorie ethnique alors que si les bergers appartiennent souvent à la communauté peul, la propriété du bétail, y compris du bétail transhumant est beaucoup moins identifiable, et concerne la quasi-totalité des groupes ethniques.

     

    Source : Inter-reseaux.org

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