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semi-aride

  • Contrairement aux prévisions, des chercheurs observent une grande résistance naturelle de la végétation aux changements climatiques

    Une étude réalisée sur 9 ans par des chercheurs de l'Université de Tel-Aviv montre que les écosystèmes semi-arides ont la capacité de résister aux changements climatiques à venir.

    Les prédictions des changements climatiques au Moyen-Orient sont, comme pour d'autres régions arides ou semi-arides dans le monde, alarmantes. Dans une région connue pour sa pauvreté en eau, les pluies devraient encore diminuer. Un vrai désastre annoncé pour le fonctionnement d'écosystèmes uniques et riches en espèces variées...

    Israel, pluviométrie,Afin de tester ces prédictions, le professeur Marcelo Sternberg du Department of Molecular Biology and Ecology of Plants de l'Université de Tel-Aviv et des scientifiques de l'Université de Tübingen (Allemagne) ont soumis des écosystèmes naturels à une sécheresse expérimentale sur 9 ans, simulant les scenarii climatiques prévus.

    Les chercheurs ont réalisé leur l'expérience sur 4 écosystèmes différents allant du désert (90 mm de pluies annuelles) aux forêts humides de Méditerranée (780 mm/an).


    Aucun changement quantitatif et qualitatif

    Contrairement aux prédictions, les chercheurs n’ont découvert aucun changement quantifiable ! Le résultat surprenant de leur étude a été publié dans le journal Nature Communications.

    Ni les caractéristiques cruciales de la végétation, ni la richesse en espèces, ni la densité ni la biomasse n'ont changé de façon significative suite aux manipulations des quantités de pluie.

    Le professeur Sternberg conclut : "D'après notre étude, les hypothèses actuelles, à savoir que les régions semi-arides réagiront fortement aux changements climatiques, ont besoin d'être corrigées".

    Une explication : l’étendue de la "zone de confort" naturelle des plantes

    La résistance des écosystèmes est probablement due aux quantités très variables de pluies annuelles de leur région semi-aride d'origine. Les changements climatiques expérimentaux, qui ont simulé une diminution d'environ 30% des pluies, ont semblé rentrer dans les limites de la "zone de confort" naturelle des plantes sauvages.

    Les scientifiques ont également vérifié l’une des affirmations basiques sur les changements climatiques : les espèces végétales migreraient vers des lieux plus hospitaliers afin de survivre.

    Les chercheurs ont testé deux évolutions possibles:
    -1- la disparition d'une espèce est due a son incapacité à migrer vers des nouvelles et plus confortables régions
    -2- d'autres variétés de la même espèce s'adapteront aux nouvelles conditions crées par les changements climatiques.

    Alors que "Cette deuxième option a été ignorée par la plupart des chercheurs", le Pr Sternberg  a découvert que l'adaptation locale est la première réaction des groupes végétaux testés.

    Il semble que les plantes poussant naturellement en milieu méditerranéen semi-aride aient une "zone de confort" leur permettant de s'adapter à des changements climatiques assez drastiques, probablement du fait des quantités très variables de pluies dans leur région d'origine. Les changements climatiques expérimentaux, qui ont simulé une diminution d'environ 30% des pluies, étaient dans les limites de cette "zone de confort" naturelle de ces plantes sauvages.

    Cependant, le professeur Sternberg admet qu’il ne peut être exclu que la composition des espèces puisse changer après 20 ou 30 ans et souhaite donc poursuivre son expérimentation.

    Source :Nature Communications

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