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spirituel

  • Notre patrimoine est bien plus diversifié que les medias le laissent penser

    investigation,patrimoine,argentLe débat actuel en France sur les paradis fiscaux et le manque de transparence laisse à penser que Mammon ("Argent", cupidité... en araméen) règne plus qu’on ne le pense sur notre société.

    La crise économique avec les multiples difficultés qu’elle génère et la rapide dégradation de la confiance des citoyens envers les professionnels de la politique explique en bonne partie la réaction actuelle.

    Loin de moi de justifier la fraude et le mensonge d’un ministre. On a en effet ici l’illustration de la remarque de Jésus rapportée par Matthieu (6-24) : "Nul ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent."

    En observant la perte des valeurs morales et de toute référence religieuse, on ne s’étonne pas que le mensonge, la dissimulation, voire la manipulation soient devenus les moyens essentiels pour accroitre son influence.

    Je relève d’ailleurs que toutes les critiques, qu’elles émanent des journalistes et ou des responsables politiques, sont focalisées sur le patrimoine financier élevé au rang du veau d’or adoré par les Hébreux durant l’Exode (32-8). Or, c’est avoir une vision très réductrice du patrimoine !

    Du fait de leur expérience, les notaires en ont une vision plus large : "le patrimoine est l’héritage de nature très diverse (culture, histoire, langue, système de valeurs, monuments, œuvres artistiques…) qui est transmis aux générations suivantes".

    Le patrimoine financier n’est que la partie visible de notre patrimoine.

    La science moderne a découvert que, dès la fécondation de l’ovule, nous héritons d’un patrimoine génétique qui nous est personnel. Il ne peut être accaparé par un tiers et il nous appartient pour longtemps puisqu’on peut faire une recherche de paternité post mortem.

    Notre patrimoine relationnel est également, constitutif de l’être humain qui est par nature social. Initié dès le stade fœtal avec la mère, il se diversifie et s’étend durant toute la vie. Chaque professionnel connait l’enjeu de ce réseau pour réussir, chaque chômeur en expérimente l’importance, chaque créateur artistique en ressent l’influence sur son œuvre…

    Note mode d'expression, nos connaissances, notre savoir-faire, notre mode de réflexion, l’esprit d’initiative, le sens des responsabilités, nos expériences, etc. sont le fruit du patrimoine éducatif et scientifique. Ils sont autant de critères de sélection pour accomplir une mission et donc autant d’éléments de ce patrimoine non fiduciaire…

    Mieux, on peut constater que les grands mystiques ou les hommes et les femmes qui aiment gratuitement les personnes qu’elles rencontrent, par le patrimoine spirituel dont ils sont dépositaires, ont finalement plus d’influence que les milliardaires ou ceux que l’on qualifie de «grands de ce monde». Je me rappelle avoir ainsi entendu Jacques Delors reconnaître que Mère Térésa avait plus d’influence que lui alors qu’il présidait la Commission Européenne !

  • Pour une gouvernance mondiale des océans

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    Est-ce une coïncidence, mais France Télévision avait programmé pour le week-end suivant le 21 décembre (hypothétique jour de la fin du monde qui n’était que le dernier d’un cycle maya de 5200 ans…) plusieurs documentaires sur notre planète : « Voyage aux origines de la Terre » (1) rediffusé par France 5 le samedi, « Planète océan » le dimanche après-midi sur France 2, suivi de la rediffusion par France 5 d’un gros plan sur « Les Abysses » (2), auxquels il faut ajouter le débat « C’ dans l’air » intitulé :La fin d’un monde.

    Alors que nous craignons le réchauffement climatique, « Voyage aux origines de la terre » rappelle opportunément que notre planète a subi de bien plus amples modifications de la température que celle présentée comme catastrophique qui nous attend au cours de ce siècle. La vie en a supporté bien d’autres… et, selon ce documentaire, l’homo sapiens est devenue l’espèce dominante à la suite d’une série de catastrophes naturelles toutes aussi improbables que les autres ! Ferons nous preuve d’assez de résilience au sein du nouveau monde qui nous attend ? 

    « Les Abysses » montre l’importance de la neige marine. Ainsi les poissons morts rejetés par les pêcheurs ne sont pas réellement perdus. Ils constituent une alimentation de choix pour une multitude de micro-organismes, pour le zooplancton et pour les animaux marins des profondeurs qui vivent dans un milieu apparemment incompatible avec la vie que nous connaissons (obscurité quasi absolue, température, pression extrême…). Encore faut-il s’entendre sur une définition de la vie, sur ce que sont des êtres vivants, des êtres intelligents, des êtres conscients… Il est dommage qu’une partie du commentaire se contredise. Après avoir fait découvrir la vie bactérienne qui prolifère grâce à la chimiosynthèse sur les cheminées hydrothermales (fumées noires) d’où sortent les panaches toxiques de sulfure d’hydrogène, la phrase suivante souligne le rôle indispensable de l’oxygène, du soleil et de la photosynthèse alors que celle-ci n'est pas la seule voie de transformation de l'énergie…

    De son côté, lors de ses interventions didactiques, Bruno Parmentier, ancien directeur de l’Ecole Supérieure d’Agronomie d’Angers, auteur de « Nourrir la planète » et promoteur de l’agriculture biologique intensive, montre clairement qu’il est possible et nécessaire de doubler la production agricole en Afrique pour y faire face à l’augmentation de la population et à la lutte contre la malnutrition. En particulier, il prévoit une augmentation de la production de protéines animales à partir d’animaux à sang froid (crevettes, poissons, insectes) pour satisfaire la demande. Les Hollandais ont déjà pris les devants avec la ferme « insecten kwekerij » de Roland Van de Ven et le programme de recherche d’extraction des protéines d’insectes financé par le gouvernement.

    Le documentaire « Planète océan » est, sans conteste, le documentaire le plus agréablement illustré et le mieux structuré avec de nombreuses informations factuelles : 

    -          la moitié des hommes vivent à moins de 100 km du rivage

    -          un milliard d’êtres humains dépendent directement de l’océan pour leur alimentation en protéines

    -          la pêche fait vivre 500 millions d’humains

    -          la culture des algues occupe 530.000 hectares et fait vivre un million de personnes. Comme les agriculteurs, les algoculteurs ont sélectionné à des fins alimentaires 50 des 30.000 espèces d'algues

    -          le transport maritime a joué un rôle majeur dans la mondialisation des échanges et 11 des 50 principaux ports sont chinois

    De plus, avec le choix de s’exprimer à la première personne en parlant an nom de tout Homme, Yann Arthus-Bertrand montre un réel talent de conteur. Il termine son exposé par un véritable programme d’actions, estimant à juste raison que la discussion ne suffit plus. Par contre, il est dommage qu’il éprouve le besoin de dire « il n’y a rien à attendre d’aucune religion, seule l’intelligence me donnera la capacité d’agir. »

    Il est indispensable je promouvoir une gouvernance mondiale des océans, ceux-ci constituant la partie dominante de notre planète terre. En écartant d’emblée lers 5,5 milliards d’êtres humains pour qui le spirituel va au-delà de la simple intelligence, Yann Arthus Bertrand se prive d’autant de d’hommes et de femmes de bonne volonté. La mobilisation de tous est en effet urgente et indispensable.

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    (1)   video visible sur http://videos.france5.fr/video/iLyROoafZa0e.html

    (2)   téléchargeable sur http://www.t411.me/torrents/le-secret-des-abysses-reportage-france-5-fr-bonne-qualite

     

     

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