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sucre

  • La demande du commerce équitable stimule une croissance rapide de l'offre

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    Selon le dernier rapport Monitoring the Scope and Benefits  2012 de Fairtrade International, le nombre d'agriculteurs et de salariés qui bénéficient du commerce équitable a augmenté de 13% entre 2010 et 2011 grâce, en particulier, au soutien de l'industrie agroalimentaire. Quant au nombre de groupements de producteurs, il a augmenté de 10%.

    Les petits exploitants ont déclaré une augmentation de 30% du chiffre d'affaires avec une augmentation de 26% de la prime dans le cadre diu commerce équitable.

    Le cacao et le sucre ont connu une croissance particulièrement forte. Le nombre total de producteurs de sucre du commerce équitable est passé de 17.600 à 37.200 et la prime du commerce équitable reçue par les petits producteurs de cacao a augmenté de 89%. Fairtrade attribue pricipalement cette croissance aux engagements à grande échelle souscrits par les grandes sociétés chocolatières.

    Les ventes du commerce équitable certifié poursuivent leur croissance, comme celles des fabricants de produits alimentaires, de boissons. Globalement, les ventes ont atteint 5 Milliards d’euros en 2011, en hausse de 12% par rapport à l'année précédente.

    L'égalité des sexes et le travail des enfants restent une préoccupation. Dans certaines régions, la discrimination des rôles qui défavorise les femmes est profondément enracinée dans la culture locale, de même que l'absentéisme scolaire pendant la période de la récolte.

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    Source : http://www.fairtrade.net/fileadmin/user_upload/content/2009/resources/2012-Monitoring_report_web.pdf

  • Les prix agricoles seront en hausse sur les 10 prochaines années

    Selon les nouvelles Perspectives de l’OCDE et de la FAO (1), les prix des produits agricoles de base vont se maintenir à un niveau élevé pendant toute la décennie qui vient, sous l’effet de la poursuite de la hausse des prix nominaux et réels du pétrole envisagée parmi les hypothèses.

     
    prix,agricoles,ocde,fao,volatilité des prix,biocarburant,intrants,chaine alimentaire,céréales,oléagineux,viande,sucre,ethanol,poisson,biodieselLa volatilité des prix demeure préoccupante, la variabilité des rendements imputable aux conditions météorologiques étant en l’occurrence la principale menace tant que les stocks restent faibles. Le principal enjeu auquel l’agriculture mondiale est confrontée consiste à accroître la productivité de manière plus durable pour répondre à la hausse de la demande d’aliments pour l’homme et pour le bétail, de carburant et de fibres.


    L’agriculture est de plus en plus étroitement liée aux marchés de l’énergie. La hausse des prix du pétrole est un facteur déterminant de l’augmentation prévue des prix des produits agricoles de base, car elle rejaillit sur certains coûts de production (corrélation prix de 0,6 pour les engrais), mais favorise aussi un accroissement de la demande de biocarburants (corrélation prix de 0,5 pour l’éthanol) et des produits agricoles utilisés pour les fabriquer.

     

    L’éventuelle accélération de la croissance économique mondiale et le renforcement de la demande de produits agricoles, malgré les prix élevés et en hausse du pétrole et de l’énergie, conjugués à l’augmentation de la demande de biocarburants et au ralentissement de la croissance de la productivité, devraient contribuer à maintenir les prix des produits agricoles à des niveaux relativement élevés pendant les dix prochaines années.

    La hausse du coût des intrants (engrais, produits chimiques), consécutive à celle des prix du pétrole, aura tendance à ralentir la croissance des rendements et de la productivité et, conjuguée aux pressions exercées sur les ressources en eau et au manque de terres disponibles pour accroître les superficies agricoles, inhibera la réaction des producteurs, réduira le rythme de la progression de la production et limitera l’accumulation de stocks.
    La progression de la production agricole mondiale a été supérieure à 2 % par an au cours des dernières décennies, mais elle va se tasser pendant les dix ans à venir pour s’établir à 1.7 % par an.

     

    Ces dernières années, la production de produits de base a progressé plus vite dans les économies en développement et émergentes que dans le monde développé, ces économies ayant investi davantage dans leur secteur agricole. D’après les projections, cette tendance devrait se maintenir au cours des dix ans qui viennent. S’agissant de la viande (bovine, porcine et de volaille), des produits laitiers (beurre, fromage et lait en poudre), des huiles végétales et du sucre, la croissance annuelle de la production devrait être nettement plus élevée dans les pays en développement. La production de la zone de l’OCDE ne restera prépondérante que pour les fromages, le lait en poudre, les biocarburants et l’huile de poisson.

     

    Comme la chaine agroalimentaire est essentiellement une activité commerciale, le secteur privé devra jouer un rôle moteur dans le développement et l’adoption de l’innovation. Cependant, davantage de partenariats public-privé dans les domaines de la recherche et les services de vulgarisation peuvent faciliter le progrès. La réduction des pertes et des gaspillages alimentaires pourrait considérablement atténuer le caractère impératif des efforts visant à accroître la productivité.

     

    Les principales perspectives par produits

     

    Les ratios stocks/consommation de céréales resteront faibles et la forte variabilité de la production dans les pays exportateurs à partir de la Mer Noire alimentera la volatilité des prix mondiaux. Les exportations de riz des pays les moins avancés d’Asie devraient s’accroître et les importations de cette céréale devraient augmenter en Afrique.

     

    La Chine, devrait représenter plus de la moitié des importations mondiales de graines oléagineuses alors que la production brésilienne devrait ralentir et passer de 4.9 % par an à moins de 2 % par an.

     

    La production de lait des pays en développement dépassera celle des pays développés en 2013, moyennant une forte augmentation en Chine et en Inde. . La viande de volaille jouera en l’occurrence un rôle de premier plan, étant la source de protéines animales la moins chère et la plus accessible, et elle détrônera la viande porcine avant dix ans. Compte tenu de la position dominante du Brésil dans le secteur des plantes sucrières, la répartition de leur valorisation en production d’éthanol et de sucre reste un facteur déterminant du marché

     

    La production de poisson est l’une des sources de protéines animales qui se développe le plus vite. Avec une croissance de 33 % de sa production, l’aquaculture surclassera la pêche et deviendra la principale source de poisson pour la consommation humaine dès 2018.

     

    La production mondiale de bioéthanol et de biodiesel va presque doubler d’ici 2021. Elle sera fortement concentrée au Brésil, aux États-Unis et dans l’Union européenne. Les biocarburants seront fabriqués principalement avec des produits agricoles et ils devraient absorber une part croissante de la production mondiale de canne à sucre (34 %), d’huile végétale (16 %) et de céréales secondaires (14 %) d’ici 2021.

     

    Les prix de l’éthanol et du biodiesel devraient rester soutenus par les prix élevés du pétrole brut, ainsi que par le déploiement et la poursuite de mesures axées sur l’utilisation de biocarburants. Dans beaucoup de pays en développement, la production de biocarburants ne dépassera pas, dans la plupart des cas, le stade du projet ou d’activités à petite échelle, et les prix élevés des produits agricoles n’inciteront pas à les utiliser comme matières premières pour obtenir des biocarburants. Leur commerce devrait d’autant plus croître que les principaux pays producteurs et consommateurs suivent des politiques différentes, celles-ci pouvant être réorientées au cours de la période (cf. Energy Independence and Security Act de 2007 et les interrogations de l’Agence de protection de l’environnement des USA). Les produits étant écoulés là où ils atteignent la valeur la plus élevée, l’éthanol et le biodiesel pourraient faire l’objet d’un commerce croisé.

     

    (1) http://www.agri-outlook.org/document/12/0,3746,en_36774715_36775671_48168716_1_1_1_1,00.html

  • Agritrade actualise sa synthèse sur le projet de réforme de la PAC

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    Agritrade, qui s’intéresse particulièrement au commerce entre l’Union Européenne et les pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), vient à nouveau d’actualiser sa note de synthèse de 2008.

    Le détail de l’analyse d’Agritrade et d’autres publications peuvent être trouvées en ligne sur http://agritrade.cta.int/fr

    En tant que plus grand importateur et deuxième plus grand exportateur de produits alimentaires, l’UE est un acteur majeur dans le commerce agricole mondial.


    Par conséquent, les décisions sur l’avenir de la politique agricole commune (PAC) initiées en 1992 avec un nouveau cycle de réformes prévu en 2014, impactera fortement tous les pays tiers. 

    Les propositions de la Commission Européenne:

    -la réforme du système des paiements de l’aide directe avec un système de paiement de base à partir de 2014;

    -la réforme des mécanismes de gestion du marché avec la suppression des quotas de production pour le sucre, l’UE continuant à être importateur net de sucre. Alors que le système des paiements d’aide directe reste au cœur de la politique européenne de type filet de sécurité, l’UE continuera à utiliser ses outils de stabilisation du marché mais de façon plus systématique et adaptée « aux besoins spécifiques de chaque secteur », via des modifications spécifiques (par ex. pour le bœuf, le beurre ou le lait écrémé en poudre).
     La Commission Européenne va vers un système d’aides renforcées pour les assurances et la création d’un outil de stabilisation des revenus

    -la réforme des instruments de développement rural avec 6 priorités :
    * favoriser le transfert des connaissances et l’innovation ;
    * renforcer la compétitivité ;
    * promouvoir l’organisation de la chaîne alimentaire et la gestion des risques ;
    * restaurer, préserver et renforcer les écosystèmes ;
    * promouvoir l’efficacité énergétique et la transition vers une économie faiblement émettrice de dioxyde de carbone ;
    * promouvoir l’insertion sociale, la réduction de la pauvreté et le développement économique des zones rurales.
     Les États membres devront déployer 25 % de leur enveloppe nationale « sur les questions liées à la gestion foncière et à la lutte contre le changement climatique ».

    -les autres initiatives politiques telles que celles sur la qualité des produits et les exigences d’étiquetage

    La commissaire à l’agriculture Dacian Cioloş soutient que les réformes ne signifieront pas l’abandon complet des mesures de gestion du marché, mais qu’elles établiront « un cadre pour des instruments de gestion du marché modernisés avec de réels filets de sécurité, un rôle plus clair et renforcé pour les organisations de producteurs et des contrats obligatoires entre les producteurs et les transformateurs, conclus avant les semailles.

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