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supply chain

  • Le groupe Supreme veut investir 500 millions de dollars dans des PME agroalimentaires africaines

    Supreme GroupSupreme Group BV, spécialiste international de l’« integrated supply chain », prévoit d’investir 500 millions de dollars en participations dans des PME agroalimentaires africaines.

    La réalisation de cette ambition a été inaugurée en janvier 2015 avec l'acquisition de 42% du capital de la biscuiterie tunisienne GEPACO. Elle découle du désir du groupe de renforcer son implantation sur le continent africain, en particulier en Côte d’Ivoire, Kenya, Afrique du Sud, Maroc...

    SUPREME Group,investissements en Afrique,GEPACO,biscuiterie tunisienneSelon Honoré Dainhi, président de la division Afrique de Supreme Group, cette expansion se fera sur le modèle ayant abouti à l’acquisition dans GEPACO, détentrice de la marque « Moulin d’Or » que le groupe veut développer sur l’ensemble du continent.  

    «Notre investissement est axé sur le secteur commercial des produits alimentaires et des boissons non-alcoolisée en Afrique, en contact direct avec le consommateur. Nous prenons au sérieux notre stratégie d'acquisition et nous nous réjouissons de la perspective de nouer de nouveaux partenariats avec des organisations privées et d'effectuer des investissements à long terme axés sur la croissance et les partenariats… Nous discutons déjà des investissements potentiels dans des usines de production ainsi que dans de nouvelles méthodes de distribution et de personnalisation des produits» a confié Honoré Dainhi à Afrimag.

    Supreme Group intervient dans une vingtaine de pays en conflit. Il a construit dès 1957 sa réputation en tant que fournisseur en vivres et carburant de l'armée américaine stationnée en Allemagne, puis en Afghanistan ainsi que des contingents des Nations Unies en Egypte et au Liban.

    A partir de sa direction opérationnelle à Dubaï, la compagnie s’est implantée en Afrique au sortir de la guerre du Golfe pour y alimenter les bases de vie des compagnies pétrolières et minières.

    Un management pas si éthique

    Sur son site Internet, Supreme Group met l’accent sur ses règles éthiques.

    Mais, en décembre 2014, The Wall Street Journal a publié une information sur les surfacturations des fournitures de produits frais et d’eau par Supreme à l’armée américaine en Afghanistan. Les révélations ayant été confirmées, Supreme a été écarté par le Pentagon des fournisseurs pour 2014. En conséquence, son chiffre d’affaires a chuté de 2,5 milliards $ à 1,7 milliards.

    De plus, Supreme Group a été condamné à payer une amende de 389 millions de dollars.

    Après cette condamnation et la perte du marché de l'armée américaine, le groupe doit chercher un nouvel axe de développement. Il semble avoir choisi l'Afrique. Espérons que ses dirigeants y seront plus respectueux du Code de management éthique publié par le groupe.

    Sources : Afrimag.net, The Wall Street Journal

  • Les 7 obstacles à surmonter pour alimenter le monde en 2050

    Alltech, symposium, GLIMPSELe Dr Pearse Lyons , président et fondateur de Alltech, leader mondial de la nutrigénomique animale, est optimiste sur la capacité du secteur agricole à satisfaire les besoins pour nourrir une 3 milliards d’habitants de plus d’ici 2050. Son groupe a organisé en août un symposium qui expose de façon synthétique les obstacles à surmonter.

    Selon le président d’Alltech, il est supposé généralement que «résoudre» les défis agricoles est le rôle des gouvernements, de l’organisation des Nations Unies, des ONG et des organismes de bienfaisance. Si toutes ces institutions font un travail de fond important, l’expérience des 40 dernières années a démontré les limites de leurs approches. En outre, les solutions proposées par les courants conventionnels de pensée conventionnels sont lourdes à mettre en œuvre et souvent irréalistes.

    De plus et pour alourdir les freins, selon Aidan Connolly, vice-président du groupe, l'agro-industrie est vue par certains comme une partie du problème du fait de la poursuite de gains financiers à court terme au détriment du développement humain et de l'environnement. Il conteste cette idée en affirmant que «L'expertise de l’agroalimentaire peut s'avérer précieuse… Le secteur privé fait partie de la solution s’il saisit sa responsabilité en termes de production durable et en investissant sur le long terme.

    En tout état de cause, des obstacles inévitables doivent être surmontés et exigent une mobilisation maximale du secteur agricole. Pour le Dr Lyons « l'agriculture doit faire preuve de créativité et adopter plus rapidement les nouvelles technologies … Nous devons trouver le juste équilibre entre une production alimentaire durable et la protection des ressources naturelles tout en satisfaisant aux exigences des consommateurs ».

    GLIMPSE, un aperçu synthétique des obstacles à surmonter

    Avec un sens aigu de la communication, le symposium organisé par Alltech a été dénommé « GLIMPSE » parce que, tout en signifiant « aperçu » , il est l’acronyme anglais des 7 obstacles recensés :

    - Government. Les gouvernements seraient souvent le plus grand obstacle avec le poids de la bureaucratie, la réglementation et - dans certains lieux - la corruption endémique qui limitent le commerce alimentaire transfrontalier

    - Loss in food and ingredient supply chain. Ce second caractère de l’acronyme désigne le fait qu'un tiers de la nourriture produite est perdue ou gaspillée dans la production, la transformation, la distribution et l'utilisation finale. Dans les régions à faible revenu, les pertes sont en grande partie dues aux techniques de récolte, de stockage de conditionnement et de commercialisation . Dans les régions à revenu élevé, la majeure partie des pertes est le résultat du comportement des consommateurs.

    - Infrastructure. Une bonne infrastructure est une condition essentielle pour l’acheminement d’un produit arrive. De plus, elle améliore la compétitivité des pays exportateurs.

    - Markets. La volatilité de l'offre et de la demande est souvent exacerbée par les politiques gouvernementales et est aggravée par des mécanismes opaque de tarification. Cette volatilité freine les investissements par les fournisseurs.

    - Politics and policies. Au-delà de la bureaucratie, il y a le défi des politiques qui subventionnent des pratiques destructrices de l'environnement. Ainsi, la promotion des biocarburants et les interdictions d'importation sont un frein à l’efficacité du marché.

    - Science and innovation. Le prix Nobel Norman Borlaug a déjà remarqué que les sceptiques et les critiques des nouvelles biotechnologies souhaitent retarder l’autorisation de variétés améliorées en attendant des tests complémentaires qui offriraient plus de sécurité. Or, pour ce prix Nobel, « plus d'un demi-siècle de sciences agronomiques m'a convaincu que nous devrions utiliser le meilleur qui est à portée de main, tout en reconnaissant ses imperfections et ses limites. »

    - Environment. Selon les Nations Unies, l'agriculture doit produire plus par unité de surface, d'eau et de produits agrochimiques parce que les ressources se raréfient.

    Finalement, en adoptant une perspective de long terme, l'agro-industrie peut aider à réduire les pertes en apportant son expertise en supply chain dans les zones les moins développées et en participant à l’amélioration des infrastructures .

    Source : Allaboutfeed, Alltech

  • Face au réchauffement climatique, des chercheurs anglais alarmistes pour faire parler d’eux?

    Le 4 juillet, des universitaires anglais du Sustainable Consumption Institute, University of Manchester (UK), ont intitulé le rapport réalisé sous la conduire du Dr Dr Alice Bows : What's Cooking? the UK's potential food crisis.

    sustainable consumption institute,manchester,réchauffement climatique,alimentaires,viandes,riz,régime alimentaire,emissions agricoles,effet de serre,chaine d'approvisionnement,supply chainCes chercheurs ont fait une série de scénarios basés sur un réchauffement de + 2C et + 4°. Les options les plus radicales prévoient la production de viandes en laboratoires et des centrales industrielles pour remplacer les cuisines ménagères. Selon eux, les consommateurs anglais pourraient avoir des choix alimentaires considérablement réduits si rien n’est fait pour réduire les émissions de carbone liées à la consommation d'énergie et que la température moyenne mondiale augmente de 4°.

    Si la température augmente de 2°, les consommateurs pourraient devoir modifier leurs habitudes d'achat. La plupart des viandes verraient leurs prix monter en flèche et de nombreuses familles devraient les abandonner de leur régime alimentaire.

    À l'échelle mondiale, les récoltes de riz pourraient être réduits d'environ 30 % avec un réchauffement de 4°, entraînant d'éventuelles pénuries alimentaires, voire la faim.

    De nombreux experts du climat estiment qu'une légère hausse des températures en Angleterre y serait bénéfique pour le secteur agricole.

    Cependant, pour l’équipe de Manchester, les agriculteurs devront utiliser plus d'engrais, l’élevage serait moins productif, ce qui conduirait à une nouvelle augmentation des émissions de gaz à effet de serre. 

    Ces scientifiques soulignent que « Dans des pays comme le Royaume-Uni, les décideurs ont mis l'accent sur les émissions de CO2 liées à l'énergie, négligeant l'agriculture et l’alimentation. Ce rapport montre que les émissions agricoles de gaz à effet de serre seront plus difficiles à réduire ». Et de conclure : « Si le gouvernement britannique veut prendre des mesures pour éviter une augmentation de la température de 2 °, il doit premièrement réévaluer ses objectifs pour tenir compte des impacts du changement climatique et, deuxièmement, mieux comprendre comment la consommation anglaise est liée aux émissions de la chaîne globale d'approvisionnement». 

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