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surpoids

  • Le taux d’obésité s’accroit avec l’importance des inégalités sociales dans les pays en développement

    D'après une étude de chercheurs de l'Université de Toronto et de l'école de Santé Publique d'Harvard publiée dans PLOS Medecine le 15 janvier, dans les pays en développement, les personnes obèses et en surpoids ont eu une tendance croissante à le devenir encore plus, contrairement à celles qui souffrent de sous-nutrition.

    On pourrait s'attendre à ce qu’au fur et à mesure du développement économique, la majorité des personnes maigres évoluent vers un indice de masse corporelle (IMC) moyen. Or, cette étude montre l'inverse : les personnes de poids moyen tendent à disparaître !

    Un défi pour les dirigeants politiques et des systèmes de santé  

    Cette tendance croissante de poids extrêmes va constituer un défi pour les dirigeants politiques et des systèmes de santé. Ils devront équilibrer leurs priorités entre les problèmes de santé liées aux populations en sous-poids qui sont généralement les plus pauvres, et les problèmes liés au surpoids et à l'obésité présents dans les classes moyennes supérieures et aisées.

     

    IMC,indice de masse corporelle, obesite,sous poidsL'IMC est un indicateur calculé par la division du poids d'une personne en kilogrammes par sa taille en mètres au carré. En comparaison avec un IMC considéré comme sain (arbitrairement entre 18,5 et 24,9 kg/m²), les individus en surpoids (IMC entre 25,0 et 29,9 kg/m²) et obèses (IMC supérieur à 30kg/m²) présentent des risques accrus de diabète, de maladies cardiaques et ont tendance à mourir plus jeunes. De l'autre côté de l'échelle, les individus en sous-poids (IMC inférieur à 18,5 kg/m²) présentent également un risque sanitaire accru, probablement dû aux complications liées à la malnutrition.

    L’étude a utilisé des informations collectées dans le cadre de Demographic and Health Surveys (DHS), un projet Américain de suivi de la santé et des tendances des populations dans les pays en développement. Les chercheurs ont analysé l'IMC de 730.000 femmes vivant dans 37 pays entre 1991 et 2008. Ils ont observé qu’au fur et à mesure que l'IMC moyen d'une population augmente, le nombre de femmes en surpoids et obèses augmente à un rythme bien plus important que la diminution du nombre de femmes en sous-poids.

    C’est la première fois qu’une étude met en évidence que l'augmentation de l'IMC ne se fait pas de façon homogène mais qu’au contraire celle-ci concerne surtout les populations déjà en surpoids ou obèses, avec très peu de changements au niveau de ses populations en sous-poids. Ces divergences au sein des populations semblent corrélées avec les évolutions de plus en plus contrastées des revenus et de la richesse dans ces pays.

    Reste à savoir si ces motifs de distribution de l'IMC peuvent également être observés dans des pays plus développés.

  • La FNSEA découvre qu’en politique l’avenir des agriculteurs est lié à celui du secteur agroalimentaire.

    Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, a immédiatement interprété l’information donnée par François Hollande au lendemain de son élection : le prochain gouvernement sera « ramassé », avec un nombre réduit de ministères, c’est-à-dire avec le risque qu’il n’y ait plus de ministère de l’agriculture. C’était la configuration du gouvernement mis en place en 2008 par le socialiste espagnol Zapatero qui avait intégré l’agriculture dans le portefeuille du ministre de l’environnemen

    Pour préserver les spécificités socio-économiques du secteur agricole, une seule solution défendue hier par le président de la FNSEA : "élargir les compétences du ministère de l’agriculture à l’ensemble de l’agroalimentaire". Mais n’est-ce pas trop tard ? D’autant que le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire avait déjà le secteur agroalimentaire dans ses compétences… A une différence de taille près : une sensibilité traditionnelle prioritaire aux revendications des agriculteurs. D’où la tentation récurrente des industriels de l’agroalimentaire depuis plusieurs décennies de souhaiter avoir le ministre de l’industrie comme interlocuteur. Cette tentation n’a fait que croitre avec la mondialisation de l’économie et l’internationalisation des entreprises du secteur. Nous saurons la semaine prochaine quel choix aura fait le chef de gouvernement nommé par François Hollande.

    Le changement à la tête de l’Etat français, outre une transition exemplaire pour les démocrates, aura au moins une conséquence politique : le rééquilibrage des rapports entre les organisations agricoles et les représentants des entreprises agroalimentaires. Ils devront réfléchir ensemble à une stratégie de relance durable de la croissance des filières françaises dans un monde où près d’un milliard d’êtres humains sont confrontés à l’insécurité alimentaire pendant qu’un autre milliard souffrent de surpoids, où le coût de l’énergie continuera à croître, où les multiples tensions sociopolitiques régionales peuvent inquiéter les investisseurs.

  • Mardi Gras clôt la saison des carnavals, celle du partage peut commencer...

    Le carnaval de Venise est probablement le plus ancien au monde et se termine aujourd'hui. Cette fête traditionnelle italienne est apparue au Xe siècle (le carnevalo est cité dans une charte du doge Vital Faliero de Doni en 1094) et a été «codifiée» durant la Renaissance. Il se déroule tous les ans vers la fin du mois de février ou le début du mois de mars, au cours des douze jours qui précédent le Mardi Gras.

    Le mot français «carnaval» vient en effet de l'italien, plus précisément du latin formé de carne qui signifie, «chair» et levare «ôter». Pour les chrétiens, le carnaval marque en effet traditionnellement la dernière occasion de consommer des aliments gras et autres aliments riches avant le début du Carême et, ce, jusqu’à Pâques. Durant cette période de 40 jours (par référence au séjour de Jésus au désert et en excluant les dimanches), aucune fête ne doit avoir lieu; les pratiquants doivent s'abstenir de manger des aliments «riches», tels que la viande, les graisses et le sucre, pour donner la primauté à l’Esprit sur les plaisirs terrestres. 

    Anticipant sur cette perspective de restriction, les habitants des villes d’Europe occidentale prirent l’habitude au Moyen Âge de faire bombance les jours précédents, les lundi et mardi «Gras». Cette fête reprenait dans le même temps celle de l’Antiquité grecque célébrée pour faire revenir le printemps et la nouvelle année : le dieu de la mer Dionysos arrivait sur son char naval «carrus navalis» alors que les hommes se paraient de peaux de bête, ce qui explique les nombreux costumes d'animaux, de plantes, de fruits, de légumes et autres en rapport avec la nature encore présents aujourd’hui.

    La tenue masquée permettait aux nobles, sous des vêtements d'emprunt, de fraterniser avec tout le peuple. Inspirée de la Commedia dell'arte, la tenue d’Arlequin était d’ailleurs constituée au XVIe siècle d’un simple habit rapiécé pour figurer les haillons d'un mendiant. De nombreuses villes ont suivi l’exemple de Venise, les autres carnavals les plus réputés au monde étant le carnaval espagnol de Santa Cruz de Tenerife et le carnaval brésilien de Rio de Janeiro. 

    Si les 40 jours qui précèdent la fête de Pâques sont pour les chrétiens des jours de jeûne, d’abstinence, ils ne sont pas pour autant de simples exercices d’ascèse afin de mieux maîtriser les désirs corporels. C’est simultanément un temps privilégié de partage. Les chrétiens sont alors invités à faire don aux plus pauvres des économies ainsi faites avec leurs privations volontaires.

    J’en viens ici à rêver que cette saison du partage soit une véritable période de découverte par tous, chrétiens et non chrétiens, que plus on donne, plus on reçoit. On pense généralement à ce propos aux gestes d’amitié et d’amour, à la multiplication exponentielle des relations amicales virtuelles ... Mais, on peut étendre ce processus à celui de la solidarité.

    La pression faite sur l’offre de ressources alimentaires par la demande des consommateurs à fort pouvoir d’achat nourrit la hausse des prix des produits agricoles au détriment des nombreux habitants des villes des pays du Sud aux très faibles ressources. Outre la moindre tension sur les prix, chacun pourrait constater qu’une certaine réduction de notre consommation en respectant la diversité de nos besoins nutritionnels a un impact très positif sur la santé avec la réduction du surpoids, la baisse des risques cardiovasculaires, etc.

    Pourquoi ne pas se convertir à un régime alimentaire plus frugal et repousser les «maxi» tentations qui nous sollicitent? Les bénéficiaires de notre conversion seraient beaucoup plus nombreux qu’on ne le pense : en premier lieu notre porte-monnaie, mais aussi notre santé, les Caisses d’Assurance Maladie, les gens aux revenus les plus faibles et, j’en suis certain, la nature de nos relations aux autres devenues plus conviviales.

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