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tumeur

  • Attention aux régimes amaigrissants à base de plantes chinoises !

    Les régimes à base de plantes semblent plus rassurants que les compléments proposés par l’industrie pharmaceutique. Raison de plus de faire confiance à la pharmacopée chinoise traditionnelle qui utilise une large panoplie de plantes.

    On trouve ainsi sur internet des gélules de poudre de racines de Stephania tetranda connues sous le nom chinois  Fanf Ji”. Il est suggéré par le site www.belfastherbs.com d’utiliser une gélule deux à trois fois par jour, tout en alertant les femmes enceintes des risques d’usage.

    Mais certains producteurs de compositions amaigrissantes ont confondu plus ou moins volontairement Stephania tetranda avec Aristolochia fangchi (en chinois « Guang Fang Ji »), une autre plante de la même famille qui contient de l’acide aristolochique.

    Or, cet acide est un véritable poison pour les reins, plus exactement pour le gène TP53 suppresseur de tumeur. Au cours des deux dernières décennies, plus d’une centaine de jeunes femmes belges ayant suivi un régime amaigrissant à base de plantes utilisées en médecine traditionnelle chinoise ont développé une insuffisance rénale, rapidement compliquée, pour la plupart d'entre elles, par l'apparition de tumeurs urothéliales de la vessie.

    UCL.jpgDans une étude publiée dans PLoS ONE, les équipes de l’Université de Louvain viennent de confirmer la responsabilité de l'acide aristolochique dans le développement de ces tumeurs.

    Cette confirmation doit inciter à user avec précaution de la pharmacopée naturelle.

    Source : UCL - Université Catholique de Louvain-la-Neuve

  • Des chercheurs veulent devancer la nature pour mieux lutter contre les virus

    La découverte des antibiotiques a été une invention majeure dans la lutte contre les bactéries et l’une des sources d’accroissement de notre espérance de vie. La puissance des antibiotiques a été ensuite mise également au service des éleveurs pour réduire la mortalité des animaux et accroître l’efficacité de leur alimentation, au risque d’accroître simultanément la résistance des bactéries… Les chercheurs sont donc contraints de trouver de nouvelles molécules antibiotiques pour préserver notre santé…

    Ces antibiotiques n’ont aucune efficacité contre les virus. Or, ce sont eux qui ont le potentiel épidémique le plus dangereux et la parade est la plus pertinente est la vaccination. Le problème auquel sont confrontés les chercheurs est la haute capacité des virus à muter, à éluder les antiviraux qu’ils ont mis au point. L’exemple le plus typique est celui des virus de la grippe.

    Des chercheurs veulent anticiper les mutations virales naturelles
    pour prévoir leurs
    effets

    viris,h7n9,grippe aviaire,antiviraux,e319,additif alimentaire,conservateur,hemagglutinine,dose,tumeur,risques22 virologues du monde entier ont annoncé, dans une lettre commune publiée cet été dans les deux revues scientifiques de référence internationale  SCIENCE et NATURE, leur intention de créer des formes mutantes plus transmissibles du virus de la grippe aviaire H7N9, afin d'évaluer plus facilement les risques de pandémie que représenterait sa transmissibilité d'un humain à l'autre.


    Ce virus H7N9 a été transmis par un chinois à sa fille qui le soignait. Il a tué cet été un tiers des personnes malades, soit près d’une cinquantaine en Asie. Mais ce virus n’a pas encore muté en un virus à haut risque facilement transmissible d’homme à homme, par la salive ou le contact des mains.C’est cette étape que les chercheurs veulent lui faire franchir en laboratoire pour pouvoir anticiper le comportement d’un éventuel futur virus pandémique. Devancer ainsi la nature permettrait aux virologues d’évaluer la dangerosité du virus, ses capacités de transmission, d’adaptation aux autres virus grippaux circulants et de résistance aux traitements antiviraux.

    D’autres trouvent des solutions préventives qui mettent en compétition bénéfices animaux et bénéfices humains

    Simultanément, une équipe de l’Université de l’Illinois à Chicago a montré dans la revue PLOS ONE que l’additif alimentaire E319 (la butylhydroquinone tertiaire) pourrait également devenir le nouveau médicament antiviral contre la grippe aviaire. Cet additif, fréquemment utilisé comme conservateur pour les huiles et les graisses, est capable de se fixer à l’une des protéines de l’enveloppe des virus grippaux, l’hémagglutinine. Or cette protéine est indispensable au virus pour infecter les cellules, elle lui sert en quelque sorte de clé pour parvenir à y entrer. Lorsque l’hémagglutinine est bloquée par l’additif alimentaire, le virus ne peut donc plus infecter les cellules de l’organisme.

     

    Cet additif alimentaire pourrait donc être très utile dans le développement de nouveaux traitements antiviraux, la souche H7N9 ayant déjà développé des résistances contre la plupart des médicaments existants.

    viris,h7n9,grippe aviaire,antiviraux,e319,additif alimentaire,conservateur,hemagglutinine,dose,tumeur,risquesCes spécialistes cherchent désormais à booster la capacité de prévention de l’infection du E319 comme agent antiviral dans l’alimentation des volailles. En tant que conservateur, l’additif n’est actuellement utilisé qu’à toute petite dose : moins de 0,02% de la masse totale de l’aliment. En revanche, s’il devait être utilisé pour des propriétés antivirales, de fortes doses pourraient être nécessaires. Or à haute dose, cette molécule augmente le risque de tumeurs de l’estomac, la question de la dose et de son usage reste donc problématique.

    Source : Source : //pourquoi-docteur.nouvelobs.com

     

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